VIII
3. Dupuy. p. 77. Discours du pape au consistoire d'août 1302.
kl jeunesse, l'autre, miné par le temps, penchait sur son déclin; et c'était avec vérité que, dans un langage empreint de brutalité. Flotte disait un jour à Boniface : « Le pouvoir de mon maître est réel; le vôtre est un mot \ »
On a remarqué avec raison que Boniface VIII parvint au pontificat dans des conditions fâcheuses pour rissue de la lutte qu'il était appelé à soutenir. Elu après l'abdication de Célestin V, il vit dès l'origine son autorité contestée. Aux yeux d'une partie des contemporains, cette abdication était sans valeur; on disait que Dieu, qui seul conférait la puissance pontificale, pouvait seul la retirer '. Un parti nombreux se forma même autour de Célestin, le pressant de remonter sur le siège apostolique. Boniface craignit un schisme ^ et, pour en prévenir le péril, fit garder étroitement son prédécesseur au château de Fumone, en Campanie. La mort de Célestin, survenue le 19 mai 1296 \ affermit l'autorité