‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 158 sur 227 · ChroJi. de Guill. de Nmigis, anno · texte numérisé non relu

ChroJi. de Guill. de Nmigis, anno

2. Chron. de Guill. de Nangh, ihid. — Cf. Dépêche au comte de Flandre du 9 juillet 1299, Kervyn, p. 63.

3. Act. sanct. maii, t. IV, p. 421 : « libellum famosum quem direxerunt per omnes partes mundi. »

sion, ils ne voulussent renouveler leurs attaques, et il pensa qu'il dissiperait les doutes propagés par ses ennemis sur la légitimité de son pouvoir, en se montrant, aux yeux du monde, dans tout l'éclat de sa dignité.

Une autre considération a pu, dans l'esprit de Boniface^ s'ajouter à celle-là. Il semble qu'après avoir triomphé des Colonne, dont la rébellion avait été d'abord le principal objet de ses préoccupations, il ait tourné son attention sur les affaires troublées de l'Europe et résolu d'y faire sentir son autorité. Au mois de juillet 1:299, bien qu'accablé parla maladie et se croyant proche de sa fin\ on le voit nourrir la pensée d'appeler à son tribunal Philippe le Bel avec le comte de Flandre et le roi d'Angleterre. « S'il plaît à Dieu, nous mettrons tout le monde à paix, disait-il; et, si nous réussissions dans cette œuvre, nous croirions bien mourir ^ » L'alliance du roi de France avec l'empereur d'Allemagne l'inquiétait également. « Ils veulent tout ébranler », répétait-il à ses cardinaux \ La situation des chrétiens en Orient, qui, dès son avènement, avait éveillé sa sollicitude \ paraît aussi l'avoir préoccupé plus particulièrement depuis que le roi

1. « Les maladies l'on travaillât et menet près dusques à la mort,... ne nuls ne li promet k'il doit longhement vivre. » Dépêche au comte de Flandre, 9 juillet 1299, Kervyn, p. 63.

2. Dépêche au comte de Flandre, 23 juillet 1299, Kervyn., p. 65.

3. Dépêche au comte de Flandre, 16 janvier 1300, Kervyn, p. 79.

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