‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 200 sur 227 · Voy. Ep. 70 à · texte numérisé non relu

Voy. Ep. 70 à

messe de le confirmer dans la possession des duchés qu'il tenait de la gratitude d'Otton, avait suffi pour le rallier à Philippe. Ce fut pour le pape un coup sensible. Dans une lettre pleine de douloureux reproches qu'il adressa au prélat sur ce sujets il lui dit qu'il ne pouvait croire à une si étonnante nouvelle; qu'elle était sans doute une calomnie due aux manœuvres de ses ennemis; qu'il avait reçu de trop nombreuses preuves de son dévouement, pour ne pas être assuré de son concours dans l'achèvement d'une œuvre à laquelle ils avaient jusque-là l'un et l'autre appliqué leurs efforts. Non moins surpris qu'affligé de cette opposition des évêques, il eut un moment l'idée de convoquer un concile général -. Il ne voyait pas que, par cela même qu'ils étaient princes temporels en môme temps que princes ecclésiastiques, les prélats aimaient tout autant complaire au maître placé près d'eux qu'obéir au Saint- Siège. De son côté, Otton, de plus en plus convaincu que la protection du pape était son unique ressource, lui envoyait messages sur messages, où il le fatiguait des expressions de sa piété et de sa reconnaissance. Le pape lui répondait, s'efForçant de soutenir son courage et lui disant qu'une aff'aii'e aussi considérable que celle qui l'intéressait, élevée par son objet au-dessus de toutes les aftaires humaines, ne pouvait s'accomplir en un jour '.

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