‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 203 sur 227 · Ep. 97 à · texte numérisé non relu

Ep. 97 à

trouvaient rapportés, que par le ton d'enthousiaste confiance dont elle était animée. « Après Dieu, écrivait Otton, c'est à vous, ô saint>père, que je dois tout ; sans vous, sans votre constante faveur et votre inébranlable bonté, mes espérances n'eussent été que cendre et mes projets fussent tombés en poussière; jusqu'à ma dernière heure, vos bienfaits seront sans cesse présents devant mes yeux K »

Otton, comme Innocent III, se faisait illusion. Le roi d'Angleterre n'exécuta rien de ses engagements, et le sort des armes se montra de nouveau favorable à Philippe. Moins d'une année s'était écoulée depuis le moment où Otton avait cru atteindre au terme de ses vœux, que le duc de Brabant, trahissant encore une fois ses serments, refusait de lui accorder sa fille, et, par un traité passé avec Philippe, la promettait au neveu de celui-ci, Frédéric de Sicile ^ Peu après avait lieu un événement plus grave. L'archevêque de Cologne, qui le premier avait choisi Otton, qui l'avait couronné, qui, dans sa propre église, à Cologne, vêtu de l'étole et le cierge en main, avait été présent aux menaces d'excommunication proférées par le légat du pape contre les adversaires de ce prince, couronna publiquement Philippe à Aixla-Chapelle. Ce fut un coup terrible porté à la cause

1. w Cum post Deum, Pater sancte, vos semper habeamus propitium et benigiium, sicut exaltatio et sublimatio honoris nostri manifeste déclarât, et honorem nobis divinitus collatum Deo et vobis semper velimus ascribere, cum in cinerem et favillara negotium nostrum redactum fuisset si manus vestra vel auctoritas Beati Pétri in partem nostram non declinasset, hoc semper prte oculis habebimus quoad usque vixerimus. » Ep. 106.

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