‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 206 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

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4. « Cum puella ipsa œtati nubili sit vicina, mouemus serenitatem tuam et exhortamur attentius quateiius usque ad nubilem ejus setatem exspectes^ et, si pater ejus eam tibi tradere noluerit requisitus, extunc libère cui volueris... nubas. » Ep. 128.

henstaufen, de parler à ce prince au sujet de quelque évêque illégalement institué'. Au fond, il voulait essayer de se rapprocher de Philippe. Celui-ci ne s'y trompa point; et, en répondant au pape sur ce qu'il demandait, il lui adressa un long mémoire justificatif de la conduite qu'il avait tenue depuis le commencement des événements.

Ce mémoire faisait honneur au caractère du prince qui en était l'auteur. Philippe y reprenait les faits un à un, avec un accent de sincérité difficile à méconnaître et un esprit de modération qu'on n'eût pas dû attendre. Il parlait d'Otton en termes brefs, mais sans amertume ni injure. Toutefois, s'il faisait preuve de dignité, il montrait aussi son orgueil. « Vous avez cru sans doute, disait-il au pape, que je convoitais la couronne par ambition, par goût du faste et du pouvoir, par désir d'augmenter mes richesses. Ou'avais-je à faire de tout cela? Je n'ai pas à vous apprendre que, parmi les princes de l'empire, aucun n'était alors plus riche, ni plus puissant, ni plus illustre que moi. J'avais des Etats immenses et des forteresses nombreuses et inexpugnables. J'avais des châteaux, des villes, des bourgs, des domaines de toute sorte et des plus florissants. A peine aurais-je pu compter le nombre de mes officiers et de mes serviteurs. Je possédais des trésors considérables en or, en argent et en joyaux. A mes biens personnels. Dieu m'avait permis d'ajouter de splendides héritages. Avec tout cela, était-il nécessaire que je fusse un ambitieux pour obtenir l'empire? On me l'a dé-

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