‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 210 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

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conditions de la paix et que le Saint-Siège s'engageait d'avance à obtenir d'Otton un plein assentiment*.

Les démarches sollicitées par Otton n'étaient point nécessaires. Les princes et les évoques allemands prouvèrent par leur conduite que le pape les avait bien jugés en les comparant au roseau de l'Écriture. Après un moment d'hésitation, venant du trouble inévitable où les avait jetés la mort soudaine de Philippe, ils s'étaient tournés aussitôt vers celui que semblait dès lors favoriser la fortune. Des archevêques, des évêques, plusieurs princes allèrent trouver Otton à Brunswick et l'assurer de leur adhésion. D'autres lui écrivirent, s'excusant de ne pouvoir se présenter eux-mêmes. En Souabe. pays dévoué à Philippe, nombre d'éveques. d'abbés, de barons se hâtèrent de faire acte de fidélité. Chaque jour de nouvelles adhésions parvenaient à Brunswick. Il n'y eut pas jusqu'au roi d'Angleterre qui ne fît savoir à Otton qu'en dépit des apparences il l'avait toujours soutenu et quil était temps d'établir entre l'oncle et le neveu une plus étroite alliance ^

Quelques mois après la mort de Philippe, au jour de la Saint-Martin 1208. une brillante assemblée, composée de cinquante princes, auxquels s'étaient joints un grand nombre de seigneurs et de nobles, et telle qu'on n'en avait pas vu depuis de longues années, se réunis-

1. « Non tua requisitione jamdudum, sed affectu quem circa te gerimus provocati, indemnitati tuœ ac regni tui super hoc curavimus prœcavere, certa promissione ab eodem Ottone recepta sub aurea bulla scripto pariter et juramento firmata quod de pace vel concordia tecum componenda et observanda nostro per omnia parebit arbitrioet maudato. » Ep. 165 (Lettre du pape à Philippe-Auguste).

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