‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 212 sur 227 · Arn. Lub., VII · texte numérisé non relu

Arn. Lub., VII

3. « Reverendo in Christo patri ac domino charissimo Innocentio... suramo pontifici, Otto Dei gratia et sua Romanorum rex et semper Augustus... » Ep. 160; cf. ep. 187.

INNOCENT III ET OTTON DE BRIINSWirK. :mi

ronné à Home et confirme dans sa dignité d'une manière définitive. 11 apprit que le fils de Henri YI, Frédéric, qui avait alors atteint sa quatorzième année, se présentait à son tour comme candidat à l'empire *. Bien que le pape lui transmît, à cette occasion, des déclarations capables de le rassurer ^ il ne crut pas inutile de prouver, par un acte public, son constant dévouement aux intérêts de TÉ^lise. 11 fit rédiger, dans les formes les plus solennelles, un écrit, scellé du sceau d'or de l'empire et contre-scellé par son archichancelier, où il ajoutait encore à tous les serments qu'il avait prêtés jusqu'alors au Saint-Siège. Aux termes de cet écrit, il renonçait à toute intervention dans les élections ecclésiastiques, s'engageait à ne jamais entraver dans leurs cours les appels en cour de Rome, réitérait sa promesse de n'élever aucune prétention sur la succession des évoques décédés, enfin s'engageait de nouveau et sans réserve à réintégrer le Saint-Siège dans son antique patrimoine. Comprenant l'importance capitale que ce dernier article avait aux yeux du pape, il ne se borna pas à spécifier les États qui devaient faire l'objet de cette restitution. Avec une libéralité que le Saint-Siège n'eût osé espérer, il énuméra toutes les possessions que, dans sa plus grande étendue, ce patrimoine avait jusqu'à ce jour notoirement comprises, ratifiant même d'avance les diverses additions dont on pourrait trouver la trace dans les plus anciens diplômes des rois et des empereurs. Cet écrit

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