A Leipsig, chez Veit et Comp
2. Cette partie du travail a été confiée à un jeune et consciencieux érudit, le Dr Lowenfeld.
auteur M. J. Harttung, qui a Qiis au jour i53 lettres inédites, au moins pour la majeure partie, et appartenant toutes, sauf quelques-unes, aux papes du xu^ siècle*. La seconde publication, qui mérite une mention particulière, est due à l'heureuse découverte faite au British Muséum d'un recueil manuscrit, renfermant des lettres ou fragments de lettres d'un certain nombre de pontifes qui ont occupé la chaire apostolique de la fin du \^ siècle à la mort d'Urbain II. Ce recueil, qui date du commencement du xn° siècle, paraît avoir été composé à Rome même d'après les pièces ou les registres conservés dans les archives du Saint-Siège. M. Ewald, dans un savant travail, a donné le texte ou l'analyse de ces lettres, dont 233 ne semblent pas avoir été connues jusqu'à ce jour-.
1. Ada pontificum Romanorum médita, Tûbingen, 1880, iû-4o. Les 453 lettres publiées par M. Harttung s'étendent de Tannée 748 à Tannée 1198. Mais, hormis 12 lettres antérieures au xi^ siècle et 62 qui datent du xi^", toutes les autres, au nombre de 379, appartiennent au xiic. Contrairement au titre de ce recueil, nous disons que ces lettres sont inédites pour la majeure partie, et non pas toutes, parce qu'en effet Tauteur n'a pas pris garde qu'un certain nombre avaient été déjà mises au jour.
2. Neues Archiv, in-S», Hannover, 1880, t. V, p. 277-414 et 505- 596. M. Ewald a eu à sa disposition, non le manuscrit lui-même, mais une copie de ce manuscrit faite par M. Bischop à qui revient le mérité de cette découverte. 11 paraît toutefois que Pertz, dans ses voyages en Angleterre, avait eu déjà connaissance de ce recueil et en avait fait quelques extraits; mais ces extraits n'ont été publiés que lorsque la copie de M. Bischop était totalement terminée (voy. Neues Ai^chiv, t. IV, p. 337). On a des raisons de croire que ce recueil avait été composé en vue d'un de ces travaux sur le droit canon qui ont été si nombreux à la fin du xi*" et dans le cours du xiie siècle. D'après M. Bischop, il serait Tœuvre de différentes mains. A côté de textes défectueux, obscurs, et qui sont vraisem-
Avant que la nouvelle édition, dirigée par M. Wattenbach, eût été commencée, l'œuvre de Ja(fé avait déjà donné lieu î\ une autre publication. Le D"" Augusl Potthast, de Berlin, a voulu l'aire pour le xin^ siècle ce que Jafie avait fait pour les douze premiers siècles de l'Eglise. Sous le môme titre de Begesêa ponti/îcum, et en suivant à peu de chose près la même méthode, il a donné l'analyse de toutes les lettres des papes depuis et y compris le pontificat d'Innocent III jusqu'à l'avènement de Clément Y, — de toutes celles du moins qui se trouvaient éparses dans les collections imprimées ou contenues dans des publications particulières ^ Gomme les registres correspondant à cette période sont conservés au Vatican, on peut contester, à certains égards, l'utilité de ce travail. Du moins cette utilité subsistera tant que les registres dont il s'agit ne seront pas
blablement le fait de copistes inhabiles, il en est d'autres très corrects et d'une grande importance. Ajoutons que ce recueil est resté sans usage connu et qu'on n'en trouve la mention dans aucun document contemporain. Quant aux papes de qui émanent les lettres contenues dans ce manuscrit, ce sont Gëlase !«■>•, Pelage le, Pelage II, Léon IV, Jean VIII, Etienne VI, Alexandre II et Urbain IL Sur 134 lettres ou fragments de lettres provenant des deux derniers papes, 87 ne semblent pas jusqu'ici avoir été connues; 66, qu'on a également lieu de croire inédites, proviennent des trois premiers ; le reste se répartit entre Léon IV, Jean VIII et Etienne VI. Il importe de noter que M. Harttung, dans l'ouvrage dont nous avons parlé ci-dessus, ne donne aucune lettre de Léon IV ni d'Etienne VI. Il en donne une pour Jean VIII, 9 pour Alexandre II et 18 pour Urbain IL Aucune de ces 28 lettres ne se trouve répétée parmi celles que M. Ewald a mentionnées, comme inédites, sous le nom de ces trois derniers papes.
1. Regesta pontificum Romanorum inde ab a. jwst Christum natiim MCXCVIII ad a. MCCCIV, edidit Augustus Potthast, 2 vol. in-4o Berolini, 1873-1874.
mis au jour. Déjà Ton possède le texte des registres d'Innocent 111 *. Ceux qui concernent le pontificat d'Innocent IV, un des plus importants du xni^ siècle, vont également être livrés à la publicité. Un élève de l'école française de Rome, M. Berger, admis à dépouiller ces registres aux archivesduYatican, a recueilli 8, 600 pièces dont l'impression, commencée à cette heure, ne comportera pas moins de trois volumes in--i°^ La libéralité que montre à cet égard la cour de Rome donne lieu d'espérer que la science ne tardera pas à s'enrichir d'autres publications, et qu'aux registres d'Innocent III et d'Innocent IV viendront s'ajouter les registres, non moins précieux, de Grégoire IX et de Boniface YIII \
1. Voici ci-après ce que nous disons des registres d'Innocent III.
2. Séance de l'Académie des inscriptions et belles-lettres du 13 novembre 1880 ; discours de M. E. Leblant. M. A. Potthast, dans son ouvrage, ne signale que 4, .'3 19 lettres d'Innocent IV.
3. Comme complément de ces informations, nous devons dire qu'un eccclésiasti(iue, M. Horoy, a entrepris récemment la continuation de la Patrologie de l'abbé Migne depuis la mort d'Innocent III jusqu'à l'époque du concile de Trente. Quelques volumes ont été imprimés, contenant les œuvres et une partie de la correspondance d'Honorius III. Malheureusement cette entreprise, qui méritait d'être encouragée, parait interrompue. Voici le titre des volumes publiés, lesquels, au point de vue de la critique, laissent, il faut le reconnaître, beaucoup à désirer : Medii œvi bihliotheca patristica seu ejusdem tc)7ipo)-is Patrologia ab anno MCCXVI usque ad concilii Trideiitiiii temporn..., recognosceute et annotante Horoy, sacerdote e Bellovacensi diœcesi oriundo; Honorii III tomus secundus. Paris, imprimerie de la Bibliothèque ecclésiastique, 1879, in-4o. Voy., sur ces deux premiers volumes, un compte-rendu dg M. Ulysse Robert, Bibl. de PÉc. des chartes, année 1879, p. 478-482.
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