Voy. les Dictatus de Gréf>-oire VII
l'on ne peut, sur ce chef, lui choisir un successeur que si, dans une lettre souscrite de sa main*, il a informé de sa situation le métropolitain et déclaré qu'il renonce à l'épiscopat. Nicolas I" apportait une telle attention à cette règle que, consulté sur le remplacement d'un prélat à qui la paralysie avait ôté depuis longtemps l'usage de la parole, il signifia que, dans le cas où la maladie empêcherait celui-ci de délivrer l'écrit exigé par les canons, on ne pouvait le dépouiller de son office, et qu'il fallait le suppléer par un évêque que désignerait le métropolitain à titre d'intérimaire ^ Quant au fait d'indignité, il doit être étahli, par jugement contradictoire, dans un synode de douze évêques que préside le métropolitain, ou affirmé par soixante-dix témoins ayant qualité pour accuser [testes idoneï) et prêtant serment sur les quatre évangiles de dire la vérité \ Dans la déposition des évêques Zacharie et Radoald, qui, envoyés comme légats à Gonstantinople, avaient trahi leur mandat, Nicolas I" se mojitra lui-même un strict observateur de ces formalités. L'un et l'autre ne furent déposés qu'après que leur conduite eut été examinée dans un synode convoqué spécialement à Rome pour cet effet, et oii ces deux prélats avaient été entendus \