Ep
3. Ep. 91. <i In fronte paginée vestrre vestrum nomen ai)oslolico noniini non veriti estis prteponere (lettre à l'evèquc de Dol). »
4 Ep. 1j2.
de Constantiiioplo le droit de s'appeler patriarche. « On nomme de ce titre, disait-il dans sa lettre aux Bulgares, les chefs des Eglises instituées par les apôtres, tels que les évèques de Rome, d'Alexandrie et d'Antioche. Or aucun apôtre n'a institué TEglise de Constantinople, et c'est parce que cette ville a reçu de la faveur des princes le nom de nouvelle Rome qu'est venu l'usage, qui n'a rien de rationnel, d'attribuer le titre de patriarcat au siège de Constanlinople. Quant à la qualification de patriarche donnée à l'évèque de Jérusalem, c'est un honneur rendu à de divins souvenirs, car la vraie Jérusalem a été détruite de fond en comble, et elle est maintenant aux cieux \ »
Bien que ?sicolas P' fût loin de posséder, dans ses rapports avec l'Eglise, la réalité du pouvoir absolu, il en revendiquait, comme on le voit, les diverses prérogatives. On a prétendu que, dans cette revendication, il s'était appuyé sur la collection du Pseudo- Isidore, collection mise au jour en France entre 847 et 8o3, et que des textes y désignent explicitement dès 8o7 ^ Plusieurs savants, dont le sentiment mérite considération ^ ne doutent pas que ce pontife n'ait fait usage des pièces apocryphes qui abondent en ce recueil, et dans lesquelles sont énoncées