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Il montra ces dispositions d'une manière non équivoque dans l'afTairc du divorce de Lothaire. On sait comment, malgré toutes les instances de ce prince, il refusa de ratifier son union avec Waldrade et prit contre lui la défense deFépouse répudiée. Cen'étaient pas seulement les malheurs immérités de Theutberge qui émouvaient sa sollicitude. C'étaient aussi les principes supérieurs du droit et de la morale qu'il prétendait sauvegarder'. Il écrivait aux évêques du royaume de Lothaire : « Par Jésus Christ, nous vous en conjurons, songez aux devoirs que vous impose votre ministère, secouez toute inertie, rejetez toute crainte servile, ayez l'indépendance qui convient à des évêques, et par prières, conseils, menaces même, tantôt montrant la fragilité des Liens de ce monde, tantôt montrant les joies de l'éternité, parlez au roi, parlez-lui souvent et ramenez-le dans les voies de la justice^ » Au synode de Metz, réuni par son ordre et qu'il s'était flatté d'associer à ses vues, les prélats, tous dévoués à Lothaire, conflrmèrent la sentence déjà rendue contre Theutberge. Le pape cassa les décisions du synode. En outre, les archevêques de Trêves et de Cologne, Theutgaud et Gonthaire, qui s'étaient fait remarquer entre tous les prélats de l'assemblée par leur coupable complaisance, furent déposés dans un concile à Rome\ Quant à Lothaire,
1. Voir la lettre remarquable (Ep. 146) de Nicolas I" à Theutberge.