‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 54 sur 227 · Ep. 155; cf. Ep · texte numérisé non relu

Ep. 155; cf. Ep

NICOLAS Ir. 67

le pontife ne se borna pas à le frapper dans ses affections en excommuniant Waldradc ; il refusa de recevoir ce prince à Rome et d'entendre ses explications, tant qu'il ne se serait pas amendé. « Empêchez-le de se rendre vers le Saint-Siège, mandait-il à Louis le Germanique ; s'il avait l'audace de venir nous trouver contre notre volonté, loin d'être reçu avec l'honneur qu'il désire, il repartirait sur-le-champ*. » Il écrivait de même aux évêques du royaume de Louis : (( S'il ose se présenter à Rome avant d'avoir fait satisfaction, il se verra, à sa grande confusion, chassé comme un lépreux de l'asile du Seigneur ^ »

Ce n'étaient là, il est vrai, que des menaces d'excommunication ; mais, dans la vivacité des débats, Nicolas I" se laissa entraîner à émettre des déclarations d'une portée plus grave et qu'il importe de signaler : (( Est-il digne du titre de roi, écrivait-il aux évêques de Germanie, celui qui, comme Lothaire, ne sait pas régler ses sens et cède à ses passions criminelles^?» A l'évêque de Metz, qui s'excusait de sa complaisance pour Lothaire, il disait en termes plus nets : « Voyez s'ils sont vraiment rois et princes les princes et les rois auxquels vous vous dites soumis. Voyez s'ils se gouvernent bien eux-mêmes et ensuite s'ils gouvernent bien leurs peuples ; car comment serait-il bon à autrui, celui qui ne l'est

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