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LA DOCTRINE DES PÈRES

des clefs et du pouvoir de lier el de délier, les Pères pouvaient d'autant moins y reconnaître un privilège ou une souveraineté quelconque attribuée aux évèques romains (3fi), qu'ils ne tenaient point (ce qui frappera chacun à première vue) une pleine puissance, d'abord attribuée a Pierre, puis à tous les autres apôtres, avec les mêmes paroles, pour une faveur spéciale accordée a Pierre el héritée exclusivement par les évèques romains. Tous, enfin, considéraient le symbole des clefs comme entièrement synonyme de l'expression figurée « lier et délier » (57).

On sait que le passage classique qui doit servir de base à l'éditice île l'infaillibité papale est la parole de Christ à Pierre : « J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; toi donc, quand tu seras converti, affermis tes frères » (Luc, XXII, 32). Mais il est manifeste que ces paroles ne peuvent se rapporter qu'à Pierre personnellement, el à sa conversion après avoir renié le Christ, il y est, en effet, exhorté, aussitôt que sa rapide et passagère défaillance aura disparu, a réconforter les autres apôtres dont la foi au Christ a également chancelé. Il est donc complètement contraire au sens de vouloir trouver, la où il n'est question que de la foi en la dignité messianique de Jésus, foi d'abord vacillante et qu'il s'agissait de raffermir, de vouloir trouver, disons-nous, une promesse de l'infaillibilité future d'une série de papes, uniquement parce que ces hommes se sont emparés plus tard dans l'Église romaine de la place que Pierrey aurait occupée le premier (3S). Aucun des anciens docteurs de l'Église jusqu'à la fin du septième siècle n'a conçu pareille interprétation. Tous, sans exception, au nombrede dix huit, n'ont vu la qu'une simple prière du Christ, pour que son apôtre ne succombât pas entièrement dans la dangereuse et imminente tentation, el n'y perdît pas complètement sa foi (59). Le premier qui s'écarta de celle interprétation et voulut y découvrir une promesse des prérogatives de l'Eglise romaine, fut le papeÀgathon ((i78-684) en 680, alors que l'on essayait de conjurer la menaçante condamnation de son prédécesseur Honorius, condamnation qui devait faire perdre a l'Église romaine le privilège, si souvent glorifié, d'une pureté doctrinale particulière.

Or, comme depuis Pie l\r (1559-1565), le serment universellement imposé au clergé (la professio fidei Tridentina) contient l'obligation de ne jamais interpréter l'Écriture sainte autrement

que d'après le consentement unanime des Pères (par conséquent d'après les Docteurs de l'Église des six premiers siècles, puisqu'il n'a plus existé de Pères de l'Église depuis Grégoire le Grand mort en 604) (cn), chaque évèque et théologien viole donc le serment qu'il a prêté, lorsqu'il conclut exégétiquement du passage en question que le Christ a promis aux papes le privilège de l'infaillibilité dogmatique.

§ 3 . — L'ancienne constitution de l'Église.

Sous l'empire romain, la primauté différait profondément de ce qu'elle est devenue dans les derniers siècles du moyen âge : il suffit, pour apprécier la différence, sous le rapport du pouvoir et du prestige, de constater les faits suivants :

1° Les papes n'avaient aucune part à la convocation des synodes Tous les grands synodes, où se réunissaient les évèques des diverses contrées, ont été ordonnés par les empereurs ; on n'adressa pas une seule fois une demande préalable aux papes. Si ceux-ci jugeaient nécessaire une réunion générale de l'Église, ils étaient obligés d'adresser leurs représentations et leurs prières à la cour impériale; c'est ainsi que firent Innocent dans l'affaire de Chrysostome, Léon après le synode de 419; et encore, même alors, ne réussissaient-ils pas toujours; ce dont précisément les deux papes que nous venons de nommer firent l'expérience (6I).

2° La présidence des grands synodes ne fut pas toujours accordée aux papes ou à leurs délégués, quoique personne alors ne leur contestât le premier rang dans l'Église. Cette présidence ne leur échut pas en partage à Nicée, ni aux deux synodes d'Éphèse, en 431 et 449, ni au cinquième de 553 ; de même à Chalcédoine en 451 et h Constat) tinople en 680, les légats du pape ne présidèrent pas. L'attitude de Léon Ier (440-461) montre que les papes euxmêmes ne prétendaient pas à l'exclusive jouissance de ce droit : il envoya ses députés à Éphèse, bien qu'il sût que l'empereur ne l'avait pas nommé président, mais avait choisi l'évèque d'Alexandrie (62).

3° Ni les décrets dogmatiques de ces synodes ni ceux qui concernaient la vie et la constitution ecclésiastiques n'avaient besoin

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d'être confirmés par le pape ; car la force et l'autorité de ces décrets résidaient dans le consentement de l'Église, tel qu'il se manifestait, soit dans le synode, soit après, par l'approbation générale. Ces faits ne s'accordant plus avec la théorie qui vint à surgir postérieurement, on fabriqua plus lard à Rome une prétendue confirmation du synode de Nicée par le pape Sylvestre (31 4- 335) (63).

4° Pendant les mille premières années de l'Église, il n'est point arrivé qu'un pape ait adressé à l'Église entière une décision concernant la foi et composée pour l'ensemble des croyants (6i). Les déclarations dogmatiques des papes, quand il s'agissait de condamner de nouvelles hérésies, étaient toujours émises au sein des synodes, ou bien n'étaient que des réponses aux demandes d'un ou de plusieurs évèques. Elles n'étaient considérées comme règle de foi universelle qu'après avoir été lues, examinées et approuvées dans un synode œcuménique.

5° Les papes ne possédaient aucune des trois puissances qui constituent les véritables attributs de la souveraineté : ils n'avaient ni le pouvoir législatif, ni le pouvoir exécutif, ni le pouvoir judiciaire. Le synode de Sardique, en 343, leur fournit cependant l'occasion d'essayer de s'emparer du dernier, du pouvoir judiciaire (C5). On y arrêta pour la première fois, et seulement comme un nouveau droit attaché à la personne même du pape Jules, que le pape serait autorisé à instituer sur lieu et place, et avec la participation d'un délégué romain, le procès d'un évêque en seconde instance, et, en cas d'un nouvel appel, à prononcer lui-même le dernier jugement en troisième instance. Seulement, cette disposition ne fut acceptée ni par l'Église d'Orient, ni par celle d'Afrique. La première n'en tint jamais compte, la seconde la repoussa avec persistance; elle ne fut, au surplus, nulle part et jamais en vigueur avant les Décrélales d'Isidore : « Nous sommes décidés à ne t jamais tolérer cette arrogance », écrivaient en 41 9 au pape Boniface Ier les évèques d'Afrique (°6).

Les papes ne firent à cette époque aucune tentative pour exercer la puissance législative, D'après leur propre aveu, il n'y eut en vigueur pendant longtemps en Occident que les canons du premier synode de Nicée; en Orient, du reste, régnèrent seuls les canons des synodes orientaux. Les explications ou dispositions formulées par

les papes dans leurs réponses à certains évèques n'étaient point considérées comme lois de l'Église, par cela même déjà qu'elles n'étaient connues que de quelques évèques et Eglises (67). C'est seulement depuis le vi' siècle (pie, grâce a la diffusion de la collection dionysienne, dont la seconde partie consistait en lettres des papes, on se fit peu à peu à l'idée que certaines lettres decrétales des évèques romains possédaient une force législative. Encore limitait-:)!), comme le fit l'Église espagnole, l'autorité de tels écrits à ceux-là seulement qui avaient été émis dans des synodes romains (68) ; ou bien, on en prescrivait spécialement l'adoption dans certaines Églises nationales. Il eut été à cette époque absolument impossible aux papes, même s'ils l'eussent tenté, d'exercer un gouvernement formel sur les diverses Églises : on ne peut pas gouverner avec des synodes occasionnellement rassemblés, et tout autre organe de gouvernement faisait défaut. Les papes auraient eu besoin pour cela d'une curie, de tout un organisme d'autorités ecclésiastiques, de congrégations, etc.. mais on ne s'y était pas préparé de si loin. Le clergé romain était composé comme tous les autres, et il n'existait alors aucun besoin de traiter toutes ces affaires, où s'est plus tard déployée l'activité de la curie, aucune occasion de créer ces fonctions, au moyen desquelles elle étend aujourd'hui le cercle de son influence.

6° Personne alors ne songeait à aller chercher auprès des évèques romains des dispenses des lois de l'Église. Jamais, à ces époques, il n'a été payé de taxes ou d'impôts au siège de Rome (il n'y avait point de curie). On aurait alors tenu pour une abomination, en même temps qu'une folie, de faire des lois dont chacun aurait pu s'affranchir en payant une taxe (6y). Selon Je sentiment général, la puissance des clefs (ou le pouvoir de lier et de délier, de donner et de refuser l'absolution) était absolument pareille chez les autres évèques et l'évèque de Rome (70).

7° Les évèques de Rome n'avaient point alors la pnissance d'exclure une personne ou une Église de la communauté de toute la chrétienté. Ils pouvaient bien retranchercertains évèques ou des Églises de leur communion, ou leur enlever la reconnaissance ecclésiastique, et ils l'ont fait souvent ; mais ceci n'avait aucune conséquence, quant à la situation des excommuniés vis-à-vis des autres évèques ou Églises, ainsi que cela s'est vu entre autres lors

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de l'interminable schisme d'Antioche de 361 à 413. Et, inversement, ils ne pouvaient point procurer à celui qui était exclu d'un diocèse la communauté avec les autres Eglises, même en l'admettant à la communion de leur propre communauté romaine.

8° Pendant longtemps on a ignoré, a Rome même, que Pierre eut légué des droits particuliers à ses successeurs romains. On ne parlait de rien d'autre (pie de veiller aux intérêts de l'Église, de conserver les canons des conciles (71), et de remplir un office de gardien. Ce ne fut qu'après le synode de Sardique (et seulement en s'appuyant sur ce synode ou sur celui de Nicéc, avec lequel on le confond volontiers) qu'on mit en avant un droit positif, celui de révision en dernière instance des sentences prononcées par les autres Églises. Innocent Ier (402-417) lui-même, qui s'efforça de donner au canon de Sardique la plus grande extension possible, et qui, se fondant sur ce canon, éleva la prétention de connaître de toutes les questions ecclésiastiques importantes, ne s'appuya cependant que sur les « Pères » et le synode (7"2). Zosime également n'invoqua que les Pères, qui, d'après lui, avaient accordé au siège de Rome le privilège de juger en dernière et suprême instance (73). Mais bientôt après, au synode d'Éphèse en 431, les légats romains en vinrent à déclarer que : Pierre, auquel le Christ avait confié le pouvoir de lier et de délier, continuait a vivre et à juger dans ses successeurs (74). Personne ne fit valoir ce sentiment d'une façon plus énergique ni plus fréquente que le pape Léon Ier. Toutefois, lorsque le synode général de Chaleédoine déclara, dans son célèbre 28e canon, que c'étaient les Pères qui avaient reconnu la prééminence de l'Église (73) romaine, et cela, à raison du rang politique de la ville, Léon n'osa point protester, malgré la résistance qu'il opposa cependant au contenu principal du canon, qui élevait le siège de Constantinople au premier rang après l'Église romaine et aux mêmes droits qu'elle. Les raisons, assurait-il, qui le déterminaient a refuser son approbation au canon de Chaleédoine étaient prises, non point dans l'abaissement qu'on faisait subir à l'Église romaine, mais seulement dans le préjudice causé aux patriarches d'Orient et dans la violation du canon de Nicée (76). A la vérité, peu d'années auparavant, il avait bien poussé l'empereur Valentinien III à publier, en faveur du siège de Rome, un édit qui soumettait complètement au pape tous les évêques de l'empire

d'Occident, empire alors si diminué qu'il ne comprenait plus en réalité que l'Italie et la Gaule. Si l'édit avait réusssi à acquérir pleine force, il aurait totalement transformé la constitution de l'Église d'Occident à cette époque. L'édit invoque, à côté du canon de Sardique et de l'importance politique de la ville, « le mérite de saint Pierre » ("), comme première raison d'un pouvoir aussi étendu, auquel les fonctionnaires impériaux devaient, en cas de besoin, contraindre les évèques de se soumettre. Mais le jour où il se trouva en face de Byzance et de l'Orient, Léon n'osa plus faire valoir cette raison, qui déjà à elle seule aurait décidé de la nullité de ce 28e canon de Ghalcédoine, qu'il détestait si cordialement; il préféra s'appuyer sur le synode de Nicée, quoique les conséquences qu'il tirait du sixième canon dussent paraître insoutenables aux Grecs. Les protestations de ses successeurs contre le canon en question (de Ghalcédoine) n'eurent pas plus de succès : ce canon reçut son plein effet, et détermina, depuis lors, la forme et la situation de l'Eglise d'Orient, aussi bien que l'idée qu'elle se faisait de la prérogative de Rome.

9° Le système qu'on a nommé plus tard le système papal a été repoussé avec horreur par le meilleur et le plus grand des papes, Grégoire le Grand (590-604), lorsqu'il commença à se manifester, et quoiqu'il ne consistât à l'origine qu'en titres honorifiques. D'après ce système, le pape possède la plénitude de la puissance : tous les autres évèques ne sont que ses assistants, et des aides qu'il se donne ; tout pouvoir est une émanation du sien propre, et il demeure dans chaque diocèse l'ordinaire, concurremment avec l'évèque du lieu. C'est ainsi que Grégoire entendait le titre de « patriarche œcuménique », et ne souffrait point pour cette raison qu'on lui décernât un titre aussi criminel et blasphématoire (78).

10° Il y a plusieurs Eglises nationales particulières qui n'ont jamais été subordonnées à Rome et qui n'ont même jamais été ni en relations, ni en échange de lettres avec elle, sans que la chose alors ait paru une défection, ou bien ait créé de difficultés relativement à la communauté ecclésiastique. Une de ces Églises « autocéphales », toujours indépendante de Rome, et la plus ancienne qui se soit élevée au delà des frontières de l'empire romain, fut autrefois celle d'Arménie, dans laquelle la dignité de primat fut

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longtemps héréditaire dans la famille de l'apôtre national, Grégoire rilluminatenr (79). En Mésopotamie également, et dans les contrées occidentales de l'empire des Sassanides, la grande Église syro-persane, glorifiée par des milliers de martyrs, fut etdemeura, depuis ses commencements, libre de toute influence romaine. Nous ne trouvons, dans ses monuments et dans sa riche littérature, aucun indice que le bras de la papauté se soit étendu jusqu'à elle.

Il en est de même de l'Église éthiopienne ou d'Abyssinie : bien qu'elle fût rattachée au siège d'Alexandrie, on n'y entendit jamais le plus lointain écho des prétentionsde Rome. En Occident, l'Église irlandaise, et avec elle, l'Église de l'ancienne Bretagne (*•), resta pendant des siècles dans une situation autonome, sans subir aucune influence de Rome (81).

Si nous résumons sous une forme positive ce que nous avons jusqu'ici énoncé négativement, relativement à la situation des anciens papes, voici le tableau que nous pouvons nous faire de l'ancienne Église: chaque Église, sans porter atteinte à son accord avec l'ensemble des autres, ordonne et dirige ses affaires dans toutes les choses essentielles, en complète liberté et autonomie ; elle conserve ses propres usages traditionnels et sa discipline; s'il s'élève des questions et des disputes ecclésiastiques, sans grande portée et ne concernant point l'ensemble de la chrétienté, elles sont décidées sur place. En même temps, l'Église est constituée en diocèses, provinces, patriarcats (plus tard, en Occident, s'ajoutèrent les Églises nationales), et l'évêque de Rome est à leur tête comme premier patriarche : il représente l'unité; il est le centre auquel se relient l'Église de langue grecque et l'Église de langue latine, l'intermédiaire entre l'Orient et l'Occident : il est le gardien supérieur de l'Église; le conservateur des lois générales, encore peu nom breuses et qui ne se composèrent longtemps que de celles de Nicée ; mais il n'intervient pas dans le domaine ecclésiastique des patriarches, des métropolites et des évèques. Il n'y a que l'Église entière, concentrée et représentée dans un synode œcuménique, qui émette des lois générales et des décrets dogmatiques obligeant l'ensemble des crovants.

§ 4. — Fraudes et falsifications dans le but de changer la constitution de l'Église.

On avait déjà commencé dans l'ancienne Église à préparer quelques-unes des assises sur lesquelles devait bientôt s'élever avec rapidité le puissant édifice de la monarchie papale universelle. Pendant longtemps, on se borna à interpréter le canon de Sardique et à étendre aux « causes importantes » (notion aussi indéterminée qu'élastique) le droit de révision que ce canon transmettait au pape. Mais, depuis la fin du vc siècle, les prétentions de Rome s'étant singulièrement accrues, après l'attitude prise par Léon et Gélase, ce canon même vint à ne plus suffire. A partir de cette époque, commença alors une série de falsifications (82), les unes exécutées à Rome même, les autres en différents pays, mais aussitôt adoptées et utilisées à Rome.

On ne peut point précisément signaler comme une tromperie consciente le fait que les papes, depuis Innocent Ier et Zosinie (402- 418), aient aussi obstinément présenté le canon de Sardique sur les appels comme l'œuvre du premier concile de Nicée ; ils peuvent bien, sur ce point, avoir été induits en erreur par la disposition de leurs collections canoniques (S3), mais il est difficile de ne pas voir une erreur intentionnelle dans le cas du sixième canon de Nicée : l'original, en effet, ne contenait pas un mot de la primauté romaine, et le manuscrit romain portait cette addition : « l'Église romaine a toujours eu la primauté. » Cette fraude fut découverte au synode de Ghalcédoine (451) par la lecture du texte authentique, à la confusion des légats romains (84).

Vers la fin du v" et au début du vie siècle, on travaillait déjà activement à Rome aux falsifications et aux fictions, dictées par l'intérêt du Saint-Siège. C'est alors que commença cette fabrication séculaire de fausses histoires de martyrs romains, que la critique moderne (voire même la critique romaine, telle que l'ont encore pratiquée Papebroch et Ruinart, Orsi et Saccarelli) a été forcée d'abandonner. On inventa en particulier la fable de la conversion et du baptême de l'empereur Constantin comme un événement propre à glorifier l'Église romaine et à faire apparaître le pape Sylvestre pansl'auréole d'un faiseur de miracles (85). Aussitôt on obtenait par

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