‹ La papautiChapitre 35 sur 178 · LE COMMERCE DES EXEMPTIONS · texte numérisé non relu

LE COMMERCE DES EXEMPTIONS

courtisans occupés à compter des pièces «for. dont les monceaux se dressaient devant eux (37S).

Toute occasion qui s'offrait à la curie d'augmenter le cercle de ses affaires était la bienvenue. Jusqu'aux choses les plus infimes, rien n'était méprisé. On faisait en sorte que les exemptions et les privilèges accordés nécessitassent par eux-mêmes de nouvelles émissions et des distributions répétées. Les sauf-conduits, par exemple, que les particuliers ou des collèges entiers se faisaient délivrer préventivement et par précaution contre les censures épiscopales, formaient une source inépuisable de revenus. Les évèques a leur tour se voyaient contraints de se procurer des privilèges du pape, à Laide desquels il leur était possible de défendre au moins par des censures leurs propres domaines contre leurs ennemis pourvus d'indulgences romaines. L'évèque de Laon, entre autres, se fit accorder un privilège semblable par Urbain IV (277). On poussa si loin à Rome la maxime divide et impera, qu'on arma même les chapitres de cathédrales de privilèges et d'exemptions contre les évèques, et réciproquement, les évèques contre les chapitres; ceux-ci, cependant, auraient dû former le cercle le plus intime de conseillers et d'amis autour de l'évèque, son presbytère.

Si l'on parcourt la liste immense des privilèges accordés par les papes à une seule Église, par exemple, à l'Église de France, pendant le xiii" siècle, on ne sait ce dont il faut le plus s'étonner, ou de l'instinct servile des évèques, qui n'osaient plus entreprendre un seul pas sans la sanction de Rome, ou de l'insignifiance et de la petitesse des objets pour lesquels on croyait nécessaire une dispense ou les pleins pouvoirs spéciaux du pape. Si un cloître voulait donner de la viande à ses malades, ou si les moines voulaient parler entre eux à table, il fallait aussitôt une permission expresse du pape. Avant tout, les évèques, les couvents, les simples particuliers, cherchaient à se munir de privilèges pontificaux, comme garantie contre les censures et les exactions spirituelles que les légats distribuaient avec prodigalité (i7*). L'Église n'avait connu jusqu'alors qu'un seul remède contre la gangrène qui s'étendait dans son sein, celui des conciles. Mais l'altitude que les papes avaient prise vis-à-vis des conciles depuis Grégoire VII, devait ésalement rendre ce moven inefficace. Les conciles furent convertis

en un instrument de domination papale et réduits à une indigne servitude, qui ne laissa subsister que l'ombre vaine de cette institution de l'ancienne Eglise.

§ 7. — Les papes et les conciles.

Tous les synodes que l'Église considérait comme œcuméniques, et dont les décrets avaient ou devaient avoir la valeur de décisions et de règles pour l'Église entière, ont été tenus pendant les neuf premiers siècles en Orient, à Nicée, Éphèse, Chalcédoine, Gonstantinople (,7J). Pendant toute cette longue période, les papes n'ont même jamais essayé de rassembler autour d'eux un grand synode d'évêques de différents pays. Deux siècles se passèrent, le dixième et le onzième, sans présenter de synode important. En 1153, aussitôt après l'issue de la querelle des investitures, et en quelque sorte pour constater et consacrer définitivement la grande victoire remportée par le système grégorien, Calixte II provoqua la réunion d'un synode nombreux, que Von appela plus tard œcuménique. Le trait caractéristique de ce synode est d'avoir été composé d'un nombre d'abbés double de celui des évèques, 600 contre 300. Aucun des contemporains ne nous a laissé de mention sur cette première réunion générale de l'Occident : elle a passé inaperçue et sans laisser la moindre trace. Le pape proclama devant ce concile quelques lois sur des questions secondaires, sur la simonie, sur le mariage des prêtres et la trêve de Dieu. On n'y aperçoit aucune trace de discussion delà part des évèques (i8°) : ceux-ci semblent n'avoir été convoqués que pour servir de prétexte ii démontrer la papauté ; car ce fut ici le premier exemple d'un concile, soi-disantœcuménique, où le pape et non le concile, ainsi qu'on l'avait pratiqué pendant mille ans, fit les lois et les promulgua en son propre nom (i81).

Seize ans plus lard, en 1139, Innocent II organisa un second synode œcuménique, toujours à Rome. Cette fois encore les évèques n'y figurèrent que comme des témoins passifs, pour entendre les ordres du pape, et pour contempler la façon dont le pontife arracha, lui-même, la crosse des mains des prélats ordonnés par son rival Pierleone et leur enleva, en les invectivant, le pallium des épaules (282).

Le troisième de ces congrès romains fut plus sérieux dans ses résultats. Il fut tenu en l'an 1179 par Alexandre III. Trois séances suffirent cependant et les 27 canons que le pape avaient présentés à l'assemblée furent promulgués par lui comme composés « avec l'assentiment du synode ». Le public considérait déjà si bien ces synodes comme un simple cérémonial pour la promulgation solennelle des ordres du pape, que l'empereur dans un acte désigna ce troisième synode de Latran, comme « le concile du souverain Pontife » ("»).

Il était encore moins possible de penser à une liberté de discussion sous le regard d'un Innocent III, lorsqu'en 1215, il réunit 453 évêques au quatrième synode de Latran. En raison de la nouvelle situation prise par les papes, le rôle des évêques réunis en synode se bornait désormais à renseigner le saint-pere sur l'état des choses dans leurs diocèses, à donner un avis, et à constituer le fond du tableau, lors de la promulgation solennelle des décrets. C'était peut-être le plus grand nombre d'évèques qu'on eut jamais vu à un synode occidental ; et l'épiscopat n'avait point répondu seul à Tappel du pape, mais encore les ambassadeurs des monarques. Innocent fit lire ses décrets devant eux (***) : lorsqu'ils eurent écouté en silence, ils reçurent la permission de les approuver (m). Le jour où les évêques voulurent quitter Rome pour retourner chez eux, le pape les en empêcha, jusqu'à ce qu'ils lui eussent payé de grosses sommes d'argent, qu'ils furent contraints d'emprunter aux banquiers de la curie papale, à des intérêts usuraires (*86).

Le seul fait digne de mention du premier concile de Lyon en 1245, fut la déposition de l'empereur Frédéric II qu'Innocent IV exécuta avec 144 évêques, pour la plupart espagnols et français (i87).

Dans une circonstance aussi capitale pour l'Italie et pour l'Allemagne, ces deux nations n'étaient pas représentées ou ne l'étaient que d'une manière très insuffisante. C'était donc une assemblée principalement composée de prélats de nations étrangères qui soutenait le pape dans son entreprise et qui se permettait d'intervenir avec lui dans les destinées de l'Italie et de l'Allemagne. Quant au droit que l'on avait de déposer l'empereur, et, par là, de précipiter l'Italie et l'Allemagne dans un trouble funeste et une longue guerre civile, on le démontra une fois de plus par les fables

que Grégoire VII avait autrefois invoquées, à savoir : que le pape Innocent avait mis l'empereur Arcadius au ban de l'Église, et que le pape Anastase ne s'était point borné à excommunier l'empereur Anastase, mais l'avait encore privé de son empire (188). Ne devaiton pas conclure de ces fictions que si les papes avaient déposé, même à Constantinople, des empereurs grecs, ils pouvaient en user de même avec un roi et empereur allemand? Cette fois encore les évèques et les abbés furent forcés de payer au pape, pour sa lutte contre l'empereur, de nouvelles sommes d'argent considérables et, à cette fin, d'accabler de dettes leurs Églises et leurs couvents (i89). Le second synode de Lyon (au compte de Rome, le sixième œcuménique d'Occident), auquel se rencontrèrent, en 1274, environ oOO évèques et deux fois autant d'abbés, fut convoqué parle meilleur des papes de cette époque, par Grégoire X. Si la chose eût été possible, ce pape aurait volontiers porté remède aux maux engendrés par la politique de ses prédécesseurs ; mais, même lui ne put pas rétablir l'ancienne forme des conciles, et cependant cette ancienne institution eût été bien nécessaire et salutaire, à l'heure même où il s'agissait de réformer une Eglise dégénérée et retombée dans la barbarie. L'union avec l'Église grecque fut décidée sans discussion, pour la forme seulement et se rompit de nouveau peu d'années après. Au surplus, on ignore quels décrets le pape fit proclamer au concile, car, les trente et un articles inscrits dans le Digeste des papes (29°), sous le titre de « Grégoire X au synode de Lyon », ont été, suivant la propre déclaration du pape, promulgués par lui, en partie pendant, en partie après le synode (i91).

De même que la déposition de l'empereur Frédéric avait été le seul événement du premier synode de Lyon, de même le seul résultat du synode de Vienne en 1311 fut la destruction de l'Ordre du Temple. Clément V ayant remarqué qu'à ce concile, où il n'avait cependant admis que des évèques préalablement triés sur le volet, la majorité montrait des dispositions favorables à l'Ordre du Temple, fit proclamer par un clerc, dans la troisième et dernière séance, que si l'un des évèques prononçait un mot sans y avoir été expressément autorisé par le pape, il serait frappé d'excommunication majeure. Après quoi, il déclara, qu'en vertu de la plénitude de sa puissance, il anéantissait l'Ordre, quoique à la suite de Tins-

traction criminelle intentée contre ce dernier, il ne put rien élever ;i sa charge (î9i). Mais Clément lui-même, en cette circonstance, n'était que l'instrument du roi de France: pour lui obéir, il avait ordonné partout à ses inquisiteurs d'arracher des aveux par la torture aux malheureux chevaliers du Temple. Et cependant, il dut reconnaître devant l'assemblée que le résultat du procès ne justifiait pas comme châtiment la destruction de l'Ordre. Tout ce qu'il gagna par la, fui que le roi lui accorda d'abandonner le procès contre son prédécesseur Boniface VIII, procès qui était pour Clément, comme pour la papauté en général, une source de honte, d'humiliation, de soucis et d'angoisse, car, si l'on eût prononcé la condamnation de Boniface, sur l'accusation d'hérésie et d'incrédulité par le roi Philippe, cette flétrissure eût nécessairement entraîné l'annulation de tous les actes d'administration de ce pape, et provoqué le trouble le plus funeste dans toute l'Eglise.

« On ne peut vraiment nommer cette assemblée un concile, dit le contemporain Waller d'Hemingburgh, car le pape a tout fait à sa tète, sans que le concile répondît ou approuvât (*■*). » L'esclavage de l'épiscopat, l'avilissement des conciles ne pouvaient pas être plus grands. Alors se manifesta un revirement occasionné par le grand schisme.

La papauté, depuis le jour où le dernier empereur allemand digne de ce nom avait été déposé (le 17 juillet 1245), était devenue la proie, que s'arrachaient tour a tour les Italiens et les Français. Pendant le long combat de ces papes et antipapes, les vieilles armes, avec lesquelles la papauté avait jusqu'alors remporté ses puissantes victoires, s'étaient en partie emoussées ; les nations commençaient a naître ; un autre esprit nouveau aux conciles du xv' siècle à Pise, a Constance et a Bàle : d'autres principes dominaient et grâce à de récentes mesures, on avait mis une barrière a la prépondérance des évèques italiens. Même au synode de Florence, en 1439,1a seule présence des Grecs obligea à tolérer l'allure des synodes de l'ancienne Eglise, a supporter la libre discussion et a renoncer aux procédés autoritaires, c'est-a-dire a dicter simplement et a promulguer des décrets fabriqués par la curie pontificale. Bientôt après, cependant, refleurirent pour la curie des jours plus fortunés.

«5 8. — Situation à Rome. — Manque d'une école de théologie. — Prédominance de la jurisprudence. — Le collège des cardinaux. — La curie.

11 peut paraître étrange que, depuis l'établissement du nouveau régime de centralisation et la moindre importance des conciles, les papes n'aient pas songé à fonder à Rome une école de théologie au siège de la curie. La profonde ignorance du clergé romain et son incapacité à décider d'un point de théologie étaient presque passées en proverbe. A la fin du vn° siècle, le pape Agathon avait été déjà forcé de faire vis-à-vis des Grecs l'humiliant aveu que ce n'était point dans le clergé romain qu'on pouvait trouver la juste intelligence des Saintes Écritures, car les prêtres étaient obligés de gagner leur nourriture par le travail de leurs mains; ce cierge ne pouvait faire autre chose que de conserver avec simplicité la tradition que les anciens conciles et les papes lui avaient léguée (în). Les Grecs, plus instruits en matière biblique, ont dû sans peine souscrire à cette confession d'ignorance, faite par le pape lui-même, quand celui-ci en vint adonner, de la prière du Christ pourPierre, d'après le texte de saint Luc , une interprétation qui n'était encore venue à l'esprit de personne ; interprétation dont le but manifeste était d'attribuer à l'Église romaine l'autorité en matière de doctrine, malgré la grossièreté et l'ignorance notoires de sou cierge. L'inspiration divine spéciale devait suppléer à ce qui lui manquait en études et en connaissances. Au x* siècle, Othon de Vercelli et Gerbert (295), au xi" Bonizo avaient qualifié sévèrement cette ignorance théologique du clergé romain (-96). A partir de Gratien, en revanche, la jurisprudence prit le premier rang parmi les disciplines : il ne s'agissait point d'expliquer l'Écriture Sainte, ni d'approfondir la tradition et les Pères; ces études auraient pu conduire à de très délicates situations, amener de dangereuses découvertes, et en fin de compte, mettre à nu la flagrante contradiction entre l'ancien et le nouveau droit de l'Église ; tout ce dont on avait besoin, c'était d'étudier les décrétales de Gratien, le droit nouveau et l'ancien droit romain des empereurs ; c'est pourquoi Innocent IV fonda à Rome une école de droit et abandonna la théologie au lointain Paris. Par suite la théologie n'a jamais été

LA THÉOLOGIE SACRIFIÉE A LA JURISPRUDENCE s:''

cultivée à Rome, ni sur une grande échelle ni avec quelque succès, et pendant tout le moyen âge, lorsqu'on voulait l'étudier, on avait soin de ne pas aller à Rome. Parmi les cardinaux on rencontre toujours vingt juristes au moins pour un théologien. Et en ceci, la curie romaine se montrait bien italienne, ou si l'on vent l'Italie était vraiment romaine, car, malgré le zèle qu'on déploya à l'envidans toute l'Italie, depuis le commencement du xni" siècle, pour fonder des universités, jamais la théologie ne fut prise en considération : seules, la science du droit et la médecine furent en honneur. Quoique les Italiens aient produit quelques grands théologiens, comme Thomas, Bonaventure. vEgidius Golonna, ils laissaient volontiers le soin de la théologie aux Français, aux Anglais et aux Allemands, et lorsque les enfants du pays voulaient étudier la théologie, ils étaient obligés, comme ceux nommés plus haut, d'aller chercher à l'étranger les centres spéciaux de cet enseignement. « Ils n'étudient que les décrétales et négligent l'Évangile et les Pères de l'Église ». dit Dante de ses compatriotes. Et parmi les Italiens, le clergé de Rome est celui qui a fourni la moindre contribution aux disciplines théologiques.

Les papes renonçaient d'autant plus aisément à exercer une influence par la science qu'ils avaient à leur disposition une foule d'autres moyens d'action, et parmi ceux-ci, certains qui n'auraient pu supporter longtemps l'examen scientifique. Au surplus, ils avaient pour ce but spécial les ordres religieux des Dominicains et des Minoristes. Ces ordres, soumis à la discipline et à la censure la plus sévère, exercée de Rome par leur général, et habitués à considérer l'intérêt de leur ordre et celui de la curie comme ne faisant qu'un, offraient toute la garantie désirable pour écarter tout élément dangereux ii la sécurité du nouveau s\stème romain. Aussi la curie tirait-elle du sein de ces ordres, et particulièrement des Dominicains, ses théologiens officiels de la cour, car il fallait bien qu'elle en eût un au moins, le Magister Sacri Palatii.

La science du droit, et non la théologie, était donc, comme le disaient Roger Racon et les contemporains, la route la plus sûre pour parvenir aux dignités ecclésiastiques et aux prébendes lucratives. La théologie, en effet, dans les mains d'Anselme de Canterbury, d'Abailard, de Rernard, de Robert Pullus, des Victoriens el <\"< autres scolastiques avant Thomas d'Aquin, n'avait encore

apporté aucun secours direct à la domination universelle des papes et n'avait point concouru ii l'établissement du système grégorien. On ne rencontre nulle part, dans les écrits de ces théologiens, un exposé de la doctrine de l'autorité dans l'Église, fondé sur le système papal. Cette innovation ne s'introduisit dans la théologie qu'avec le recueil des décrétales de Grégoire IX et lors des démêlés avec les Grecs, avant et après le synode de Lyon de 1274, au moment où l'on venait de découvrir les prétendus témoignages des Pères grecs et des conciles. Ce sont les juristes qui ont été les premiers à abaisser leur science jusqu'à en faire un instrument de flatterie, et ce nefut qu'à la fin du xnie siècle queles théologiens les suivirent dans cette voie (297). Les théologiens de cette nouvelle école appartenaient pour la plupart aux grands ordres mendiants, qui, en raison de leurs innombrables privilèges et exemptions, avaient tous les motifs d'accroître la puissance des papes plutôt que de l'amoindrir; d'ailleurs, ceux d'entre eux qui auraient voulu écrire autrement auraient bientôt disparu dans les cachots de leur cloître. Seuls, des hommes dans la situation exceptionnelle et anormale d'Occam et autres Spirituels pouvaient se permettre une opinion divergente; mais ceux qui s'écartaient des théories officielles ne parvenaient point cependant, comme le montre l'exemple du sagace Marsilio de Padoue, à trouver leur chemin à travers cet épais fourré de falsifications et de fictions, quoiqu'ils en eussent percé plusieurs à jour.

De toutes parts on attribuait à la papauté et à la jurisprudence, c'est-à-dire à ce droit canonique corrompu, transformé en instrument de despotisme clérical, la misère et la profonde décadence morale et religieuse de la chrétienté d'Occident. Le monde, disaiton, est empoisonné par ces deux sources qui coulent confondues ; jusqu'en 1305, en effet, toutes deux appartinrent a l'Italie; l'école de droit de Bologne ne faisait qu'obéir à la curie.

« Ce sont les juristes, dit Roger Bacon, qui gouvernent aujourd'hui l'Église et tourmentent et troublent les chrétiens avec d'interminables procès (-9N). » Et, de fait, les grands papes, Innocent III. Innocent IV, Clément IV et Boniface VIII n'étaient parvenus à la tiare et à l'empire du monde qu'en qualité de juristes. Il n'y a de salut possible, pensait Bacon, que si le droit canonique redevient plus théologique (biblique). De même pour Dante, les Décrétales

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