‹ La papautiChapitre 98 sur 178 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

121. (p. 31). — Concil. Gall. éd. Sirmond II, 256 ; Mansi, XIV. 19 : Nam et ego me Mis non dico prgeferam, sed etiam illud absit mihi ut cosequare prassumam, p. 21 : ...nec tamen legendo aut docendo addere quidpiam eidem symbolo inserenâo prœsumimus.

122. (p. 31). — C'est-à-dire, la formule de la doctrine de la Trinité, d'après laquelle le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.

123. (p. 31). — Préparée par le gouvernement des Karolingiens, en particulier par celui de Louis le Pieux. L'évêque Agobard de Lyon se plaint dans son lib. adv. leg. Gundobadi, qu'il adressa à Louis le Pieux (Gallandi, Bibl. Patr., XIII, 432) : Hue accedit aliud quod pia consideratione dignum videtur, de canonibus scil. Gallicanis, qui quasi superfiui aut inutiles a quibusdam respuuntur ; eo quod neoterici Romani eos non commendaverint, cum antiqui religiose eos venerati sint ; quoniam venerandi et sancti viri eos ediderunt, quorum vitam et sanctitatem crebra miracula commendarunt.

124. (p. 31). — Décrétâtes Pseudo-Isidorianœ, éd. P. Hinschius, 1863 — Dœllinger regrettait de n'avoir pas donné de plus amples développements à tout ce qui concerne le pseudo-Isidore, et de n'avoir pas mieux mis en lumière l'importance considérable de cette falsification : il se proposait de composer à nouveau tout ce passage pour la seconde édi'tîon de Janus (La Papauté). La mort l'en a malheureusement empêché.

125. (p. 32). — Si peu, que l'on a même entrepris à notre époque d'en soutenir de nouveau l'authenticité ! En France, par exemple, Dumont, les fausses décrétales, dans la Rev. des quest. hist., I, 392 ; II, 97. V. là-dessus, Schulte in Bonner Lit. Bl. 1867. 597. — V. aiussi sur ces tentatives, Gratry. lettre I, 67 sqq. — L'archev. de la Tour d'Auvergne, La tradition cath. sur l'infail. pont., 1875, donne les décrétales du pseudo-Isidore comme représentant l'ancienne tradition de l'Eglise, et avec l'abbé Darras, exprime l'espoir que l'on arrivera encore à démontrer l'authenticité des écrits des anciens papes conte-

nus dans ces décrétâtes. L'év. Roscovany de Neutra en Hongrie a accueilli dans le premier vol. de sa grande collection, commencée en 1867, Pontifex Rom. tanguant Primas Ecclesiae et Princeps civilis, toutes les lettres et décrétâtes des papes du pseudo-Isidore, sans dire un mat sur leur inauthenticité, et Pie IX, dans un Rref du 14 déc.1867, a fait l'éloge de ce précieux ouvrage qui rassemblait tes sources depuis les premiers siècles jusqu'à nos jours. Il est, par suite, de temps à autre, cité encore comme une source authentique, par ex. par Hergenrôther, Cardoni et l'archev. Scherr. (Friedrich, KG. I, 560, II, 90. III, 1127).

126. (p. 32). — Dœllinger penchait à croire que l'év.Aldrich du Mans et ses chanoines avaient fabriqué le pseudo-Isidore : voy. sa lettre au professeur Simson du 2 avril 1887 in Dove's ZeMscihrift f. KR. XII.

127. (p. 33). — Ep. Lucii, Hinschius, p. 179 ; cf. 206. — On place aussi cette affirmation, en même temps que les paroles empruntées à la lettre d'Agathon, dans la bouche de Marcus erti de Félix Ier. C'est ce que l'archev. Cardoni, dans sa consultation, donne comme une preuve de la tradition ininterrompue en faveur de l'infaillibilité papale.

128. (p. 33). — Comme Walter, Phillips, Schulte, Pachmann parmi les Canonistes, et jadis, Dœllinger lui-même dans son Hist. de l'Église,

II. 41-43. Mais, depuis, Dœllinger n'a jamais dissimulé que dans le cas d'une nouvelle édition de son Hist. de l'Eglise, il ne laisserait pas subsister -une seule ligne du premier ouvrage.

129. (p. 34). — Conc. Chalced. can. XVII : ... Quod si quisquam a suo rnetropolitano lœditur, apud primatem diœceseos, aut apud s. Constântinopolitanam sedem judicetur. Mansi VII, 378. Dans ce canon où il est question des appels au « Primas diœceseos ». ce dernier terme désigne un des patriarches orientaux. Le pape prétendait que, sous ce singulier, il fallait entendre le pluriel dioeceseon, et que,par conséquent, c'était lui que le canon désignait. Il est probable qu'à Constantinople, on ne jugea pas que sa déduction valût la peine d'une réfutation.

130 (p. 34). — Mansi, XV, 201 : Quem autem primatem diœceseos s. synodus dixerit, prœter apostoli primi vicaiium, nullus penitus intelligitur. Ipse est enim primas, qui et primus habetur et summus : qux viritim (si locus exegerit) in subditis demonstrabimus . Ne vero moveat, quia singulari numéro diœceseos dictum est : sciendum est, quia tanturnrlcm valet dixisse primatem diœceseos, quantum si perhibuissel diœceseon : plense sunt enim S. Scrirjturœ tali forma loculionis... hic diocesim singulariter dixit, sed hanc propter unitatem pacis et fldei pluraliter intelligi voluit. Cf. Mansi, XV, 688, 694. — Quelques dizaines d'années auparavant, en 794, Adrien I" connaissait parfaitement la signification de « diœcesis » alors qu'il écrivait à Charlemagne : Si enim ubique christianorum ecclesige canonicse intactas suas possident diœceses, quanto ampllus s. cath. et ap. Rom. ecclesia, qux est caput

omnium Dei ecclesiarum sua diœcesi, vid. archiepiscoporum et episf.oporum. Mansi, XIII, 808 ; Jaffé, Alcuin, p. 248, où revient deux fois la, même expression.

131. 'p. 34). — Mansi, XV, 694 (J. 2785) : ... opuscula, quœ dumtaxat et antiquitus s. Rom. ecclesia conservans, nobis quoque custodienda mandavit et pênes se in suis archivis et velustis rite monumentis recondita veneraiur... restât nimirum, quod décrétâtes epistolse Rom. pontiflcum sunt recipiendx, etiamsi non sunt canonum codici ccmpaginatx... etc., etc. Conséquent avec lui-même, Nicolas, dans son synode de 863 proclama : « Si quis dogmata, mandata, interdicta, sanctiones vel décréta pro cath. flde, pro ecclesiastica disciplina, pro correctione fldelium, pro emendat'ione sceleratorum, vel interdictione imminentium vel futurorum malorum, a sedis dp. prxside salubriter promulgata contempserit, a. s. » — Mansi, XV, 652 ; J. 2748 ; can. V.

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