‹ La parade amoureuseChapitre 2 sur 3 · I.A l'AllADh AMOliUKl SK J'H · texte numérisé non relu

I.A l'AllADh AMOliUKl SK J'H

Les riches passaient en silence, dans leurs chaussures niolles et fourrées. Les sous tombés au fond de la sébile, Taveugle les eût pris pour les écailles cliquetantes de gros poissons.

Sous le pont, la voix du fleuve se précipitait, tonnait, gourmandait, bruissait. Certainement, l'aveugle distinguait, parmi les sons, des lames coupantes qui travaillaient la pierre des piles. Des foules de vaguettes chantaient des hymnes en se ruant à l'assaut des berges. C'était toute la vie du fleuve, plein d'assemblées tumultueuses, d'ann<Vs courantes, de tourbillons dansants.

Ainsi, pour l'aveugle, les eaux et les hommes arrivaient à se confondre dans sa perpétuelle somnolence. Bientôt, il ne comprit plus le monde autrement que pareil à des masses fluides de mouvement, imprécises, développées dans le repos de la nuit.

Il goûtait une satisfaction singulière à

demeurer le spectateur des sons, Févocateur des eaux. Le monde diminuait d'importance ; et il s'exaltait dans un orgueil spécial. Un temps, il se crut pareil à ces idoles des barbares, immobiles, qui, en apparence, ne voient, ni n'entendent, mais savent mouvoir la foudre et les fléaux sur les peuples minuscules.

Alors, il pensa qu'il serait bon qu'un autre être connût cette grandeur. Il atteignait vingt ans. Il espéra l'amour.

Elle vint donc, et, par un midi où le soleil pâle de janvier caressait leurs faces, il lui parla...

— La bonne odeur ! dit-il... — Ah ! ah !... répondit-on, sur un petit air facétieux. — Mademoiselle, posez votre corbeille que le poids du linge fait crier. Mettez vos pieds sur cette chaufferette... — Merci, monsieur l'aveugle, j'étais un peu gelée. — Chauffezvous donc, ma jolie fille. — Hé ! comment

savez-vous si je suis jolie, puisque vuus n y voyez point ? — J'entends le pas des hommes se ralentir quand ils passent dans votre voisinage. Ils vous regardent longtemps. Vous leur paraissez donc charmante. — Ah î... ah !... oh î... oh !... Mais alors, à quoi bon être aveugle, si l'on peut aussi devenir amoureux !

Chaque matin, raccorte lihincliisscuse se dégela les pieds sur la chauflerette. Il avait grand soin d'en ranimer les braises en soufflant dessus, lorsqu'approchait l'heure de la visité. Et leurs propos devinrent plus intimes.

— Les sous emplissent la sébile, remarquait-elle. On dit que des mendiants meurent millionnaires. — Oui. Votre voix sonne comme le timbre d'une petite pendule neuve. Elle marque l'heure de ma joie. — Oh ! oh ! ah ! ah î vilain aveugle... Savez-vous aussi que vous êtes très bien peigné ? — J'aime cette occupation ; mes doigts s'amusent à

palper mes cheveux. — Les longs cheveux, vraiment... Hé î dites-moi, vous faites de bonnes journées ? — Mon Dieu ! oui, assez bonnes... — Voilà un métier agréable et propre ! Je vous envie, monsieur l'aveugle. Moi, je reste debout matin et soir à repasser des chemises. Quelquefois, les fers me brûlent. Après, il faut reporter le linge aux pratiques. C'est lourd, un panier plein ; aussi, j'aime mieux donner un sou au péage ; j'évite la bousculade de la foule sur les autres ponts. — Et puis, ici, vous trouvez une petite chaufferette et un bon ami d'aveugle. — Ah ! ah î oh ! oh!... Encore un monsieur qui va donner un sou ! Ça fait douze, depuis un moment î

Il entendait ensuite crier l'osier de la grande corbeille et la petite partir.

L'aveugle se passionna. Les voix du fleuve, le murmure des hommes, il les reconnut dans ce babil.

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Elle lui fut Tout. Quand la multitude envahissait les ponts, il entendait le bruit ruisselant du peuple en hâte amplifier seulement le froufrou des jupes chères.

Leurs deux cœurs, songeait-il, pourquoi battraient-ils moins que toute cette palpitation obscure de la vie s'efforçant sur les ponts, sous les ponts, dans le repos de la bonne nuit ?

D'ailleurs, elle vint assidûment à la chaufferette de l'aveugle. Rien ne ledésenciianta. L'idée qu'il prit d'elle s'associait au souvenir confus du monde. II lui prêta le prestige des lumières passées. Gomme les ondes souples, chantant leur hymne du fleuve, les bras de l'amoureuse ne l'enlaceraient-ils pas nu jour ? Il parla mariage. Elle ne dit pas non, rieuse et badine :

— Votre situation, au moins, demandaitelle, est sûre ? Vous ne guérirez jamais ? — Je ne vous verrai jamais, mais je vous devi-

nerai mieux qu'avec l'aide de la lumière. — Vos recettes resteront aussi belles ? Nous pourrons monter un ménage cossu ?

Il lui expliquait les motifs humains assurant la stabilité de sa fortune. Pour un sou chaque matin versé dans sa sébile, ces riches passants se pouvaient dire des cœurs généreux. Ce sou du matin les délivrait des autres scrupules. Ils n'avaient plus à douter s'ils vivaient selon la justice.

En outre, ajoutait-il, comme il faut, de par la loi, payer un autre sou déjà en franchissant le tourniquet, et comme les décimes abondent, l'aumône presque toujours se trouve prête dans la main. Même il devient plus commode de donner les cinq centimes rendus par le fonctionnaire que de relever le pan d'une lourde pelisse, de découvrir avec ses doigts gantés, fourrés, les fentes des poches.

— Oh ! oh !... ah ! ah !... fit-elle, quel ob-

servateur ! Je crois vraiment que je vous épouserai. Et, dites-moi, ne craignez-vous pas la concurrence ? — Non, ces gens sont méthodiques. Un autre, dans les premiers temps, ne réussit pas. C'était un abus, disaiton, indécent à encourager. Je garde le monopole, chère petite amie, de la charité qui racliète, devant leur conscience, les crimes de ces hommes ; car ils ne veulent qu'un seul guichet pour le service de la perception céleste... — Oh ! je vous apporterai de grasses petites soupes chaudes, à midi, dans une marmite bien étamée...

moi !

L'aveugle ne tarda plus à conquérir la foi de la petite blanchisseuse. Il attendit follement la date où les cheveux défaits de l'épouse pourraient fuir autour de ses mains avec la douceur des eaux courantes. L'heure nuptiale sonna.

Après de vaillantes étreintes, et comme

Taube blanchissait la chambrette, il la remerciait de tant de bonheur.

— Alors tu m'avais distingué, dis, petite femme ? — Voui, mon chien. — Bonne chère petite femme ! Et tu m'as choisi, malgré mon infirmité, sans regret, sans crainte ? — Voui, mon chien. — Bon cœur d'or, va ! Et tu es venue si souvent t'accouder au parapet, à côté de moi, avant que j'aie osé te dire un mot ? Tu m'aimais déjà, hein ? — Voui, mon chien... et puis, tu sais, je suis une femme d'ordre, moi... Alors, je restais aussi pour compter ta recette, pour être sûre... tu penses, pauv'chat !

— Oh ! pleura l'aveugle, voilà que meurt ma seconde lumière, voici venir ma seconde nuit!

Plutôt que de descendre Tescalier menant à la piste, le clown s'accouda contre la balustrade qui fermait l'étage suspendu où se succédaient les loges des artistes.

Il dominait de là le hall intérieur, les étables à cerfs, les cages des kanguroos, !es box de pitchpin où les chevaux, harnachés en drap d'argent, piétinaient une paille de parade. Un ours gris jouait avec ses pieds pour l'étonnement rieur des courtisanes plus admirables que les symboles anciens des vertus.

Les filles de la pantomime se massaient

devant le miroir du fond. Très nues à travers les maillots blancs ou aurore, elles inclinaient vers la glace leurs rouges perruques crêtées d'antennes adamantines et leurs seins maigres accouplés dans les plumes de cygne bordant les hautes ceintures. Enfin, un peu graves, elles se groupèrent, pour jaillir dans le cirque entre les messieurs pareils à des quilles d'ébène rangées en plein angle lumineux des vomitoires.

Les lunes électriques versaient une splendeur crépitante sur les plâtres des moulures et les papillons d'or brodés aux collants violâtres des gymnastes.

Soudain le lion Léopold se prit à rugir vers le coin d'ombre de sa cage, désespérément. Un philosophe, parmi les courtisanes, prétendit à haute voix que l'animal, furieux des clartés irréelles, réclamait de ce peu de nuit — seule chose vraie du lieu — le franc soleil des Afriques.

Le clown sourit. Certes, le cirque (Hait bien un lieu de mensonge avec sa piste ronde comme un cercle vicieux, avec l'éclat factice de ses apparences obtenues en stérilisant l'effort afin que les êtres n'y pussent rien produire queTInutile. Toutes ces femmes, pour amoureuses qu'on les connût, restaient bebaignes. De la vigueur énorme émise par les atblètes, il ne résultait que l'usure des trapèzes. Interprétée par la philosopbie, la plainte du lion se justifiait.

Alors, de battants ouverts, une créature parut debout sur un cheval noir et agitant déjà, dans cette cour préliminaire, les ondes de ses robes vers les feux changeants dc^ !•♦'flecteurs.

Les valets coururent, crièrent qu'on fit place. Parmi les quilles d'ébènc rangées dans la lumière des vomiloires, un murmure de paroles frissonna... « Hénice!... Hénice!... » Du cirque même, la vocifération de la foule

répétait ce nom illustre en exergue sur tant craffîchesou soulignant les images équestres des murailles municipales.

Le clown regarda l'écuyère lui offrir la courte lueur de ses yeux fixes, perversement ombrés au fond des arcades sourcilières.

Une seconde, ils échangèrent ainsi le souvenir des joies intimes.

La foule se haussa pour voir. Il sentit les hommes le haïr et les courtisanes le désirer. Ce lui fut une brève idée d'orgueil. Mais il se reprit: l'amour de tant de femmes avait sangloté dans ses bras.

Les filles de la pantomime se répétaient son nom : « Sleett ». Il l'entendit passer doucement sur leurs lèvres en murmures de confidence... « Sleett... »

Droite sur la selle ronde, Hénice avait étendu les ampleurs de sa robe selon une forme d'ailes ; et elle cambrait en avant son

corps de beauté. Elle rejeta la tête vers ses épaules, parut une sorte de paraclet à Tauréole rousse... « Sleett... » siffla-t-elle... Il descendit.

Lentement, il descendit, attirant les regards unanimes vers sa face qu'il savait osseuse, trouée d'yeux plus jaunes que le cuivre, jaunie, en outre, de safran et couronnée de violettes. Il se composait ainsi l'allure d'une Mort en robe mauve, à traîne, illustrée de fleurs noires et or. Ses bras, deux os d'argent, maniaient le sceptre et la faucille.

Vraiment il triompha par-dessus le troupeau des courtisanes et le verbe du philosophe. Les kanguroos cessèrent de tourner dans les cages, avec l'air de rats monstrueux résignés à la difformité de leurs membres géants. L'ours se remit à quatre pattes pour balancer sa tête d'un air malin. Les chevaux dansèrent dans les stalles. Le lion Léopold

se coucha et les filles de la pantomime s'énervèrent.

« ...Sleett... allons, Monsieur Slett », répétait Hénice, qui mesurait de l'œil les pas de son amant. Sardonique, il ne se pressait guère, malgré l'allure prête du défilé, et les pointes en avant des ballerines, et l'impatience de l'étalon noir. Il devait prendre la tête, cependant, de la danse macabre, où la Mort mène.

Or, son orgueil d'un instant s'éteignit. Il ne lui importait plus qu'il triomphât. Pourquoi possédait-il l'âme et le corps si souhaités d'Hénice ? Au lieu de jurer d'éternelles amours, d'offrir mariage, titres, gloire, il avait simplement concédé son expérience au vice de l'écuyère. Lui-même avait enseigné des spasmes inédits et les qualités précieuses des nègres employés aux étables. Luimême avait attiré les hommes, les filles qu'elle remarquait jusque la couche luxu-

rieuse. Ordonnateur de la volupté stérile, dans ce milieu de la stérilité, il avait purement coordonné les actes aux apparences.

Et, maintenant, Hénice ne lui était plus rien qu'une statue tiède, un saciiet flatteur à l'odorat qu'il se passait sous les narines vers certaines heures, content de partager cette joie avec l'un ou l'autre des passants.

Sleett avait pris la tète du cortège. Dansant sur un rythme de deuil, squelette cajoleur, il collait contre son ossature les plis mauves de sa robe phénicienne, et jonglait merveilleusement avec le sceptre, la faucille, la boule du monde, une couronne impériale... Derrière lui, le ballet s'éploya en guirlande de neige où une aurore eût transparu... Hénice, enfin, lançant dans la nuit faite ses gazes de couleur, développa en mouvements lointains les lignes de sa beauté.

Le cortège tourna deux fois dans la piste, s'arrêta, et le clown gravit un tréteau cen-

tral sur lequel un fuseau de lumière blême tombait du cintre. En bas, dans des feux roses, verts, les filles de la pantomime s'évertuaient, fleurs et couleuvres, insectes voleteurs, essaims fous, — silencieuses.

Mais Sleett, selon le rôle de Mort libératrice qui dénoue les âmes de leurs liens charnels, suivait par ses gestes choisis la galopade de l'étalon noir portant Hénice.

La femme étendait ses formes, étirait son corps admirable, le prolongeait en nappes diaphanes et nuageuses, le mêlait aux rythmes éternels des fluides soupçonnés.

Autour d'elle et dans les tourbillons, élus par ses mains savantes, le monde du mystère se révéla avec ses forces matérialisées en ondes légères.

Un coup de lumière intense la rougit, elle et le galop de l'étalon noir. Elle virait, telle une planète, sur la course éperdue delà bête sombre. Le corps devint pareil à l'œuf allongé,

peut-être la cause primitive, une chose vaporeuse et subtile, dans Tincendie du cliaos. Puis, ses bras doucement se détachèrent de l'œuf, montèrent, s'élevèrent ailes orangées, entraînant des vagues imprécises, ourlées d'étincelles jaunes.

Hénice fut la nébuleuse cherchant à travers l'espace la cristallisation de ses éléments ; avide de dev<^nir astre. Le galop de l'étalon se multipliait.

« Hé ! hé ! annonça le clown aux cercles de spectateurs dont les tètes seules émergeaient de l'ombre, ainsi que guirlandes de lanternes éteintes après la fête ; hé ! hé ! la force de l'abîme galope en rond, voyez-vous ; elle emporte avec soi les formes simples et giratoires des origines... la vie va naître... »

De jaune en vert, de vert en bleu, de bleu en blanc, Hénice changeait. Les lignes de gaze, les voltes de rétoiïe qu elle projetait luxueusement donnèrent de l'effroi, comme

si les Essences elles-mêmes pendaient autour des hanches de la femme, noyau fixe de leurs tourbillons. Elle était le fuseau et la bobine où les rythmes de ses formes, éployés en univers au large des gestes, revenaient ensuite s'unir et s'enrouler sur la beauté concrète de la femme.

A la suivre dans sa parade, Sleett se passionnait peu à peu. Telle cambrure du corps, telle courbe du dos infléchi, telle orbe du ventre tendu, tel cercle des bras embrasseurs rappelaient à sa mémoire obscène les heures de maintes priapées. A la bouche des nègres, elle tendait ainsi sa gorge pesante... et, pour se livrer aux caresses énervantes des filles, elle avait ces mêmes abandons de la tête échevelée.

Bien que la voix continuât de dire à la foule le boniment et que le sceptre brandi dans ses bras d'argent précisât les images du discours, en désignant ces spirales flui-

diques dégagées par la danse d'Hénice, le clown subissait une mésaise.

Au lieu de lui prêter de la joie, de lui laisser une indifférence rassasiée, les souvenirs erotiques lui valaient aux entrailles des morsures. Qu'Hénice eût sangloté et ràlé de la caresse d'autrui, cela lui donnait tout à coup, et pour la première fois, le sentiment d'un outrage. Les comparses démontraient son impuissance à être tout pour elle. Il ne pouvait donc, seul, étancher cette soif de volupté, seul; un.

Il tenta de se reprendre. Le lion Léopold continuait à rugir sourdement dans le hall. Les filles de la pantomime étendues en cercle à ses pieds sous un feu bleu, palpitaient doucement comme des poissons magniliques échoués au long d'une sombre grève.

Il la regarda tout en parlant. N'était-elle pas infiniment multiple, la créature aux apparences violettes, rouges, orangées, jaunes,

vertes, bleues, blanches, aux attitudes innombrables ? L'aimant pour chacun de ses gestes avec les complications des comparses, ne Favait-il pas recherchée selon la loi des choses?...

Mais Hénice, étendant les bras dans la nuit du cirque, rassemblait contre son sein les volutes épanouies de ses robes. Ce qu'elle avait projeté de soi, les lignes perpétuées de ses formes, ce qui avait signifié la course de l'abîme, l'élan des astres et la danse des planètes, elle le résorbait maintenant dans son allure humaine, dans les globes de sa gorge, les rayons de ses mains, les courbes infinies de ses hanches. L'univers qu'elle avait développé d'elle se réemboitait dans la seule Hénice, la femme, le symbole entier du Tout, de rUn.

Alors le clown comprit le secret des religions et des morales, et la cause des amours jalouses, et la sainteté du mariage. Le mys-

tère était là. Il valait toute l'attente, et Teflort du monde cherchant à recréer l'Unité originelle, à refaire un avec deux, à rétablir la la cause par la jonction des conséquences.

Sleett sentit bien qu'il avait raison de laisser la jalousie lui mordre les entrailles. Sa débauche, c'était la dilYusion, la mort, l'écartementet la dispersion infinies, l'élargissement du cycle jusqu'à ce que la limite atteignît le néant. Il fallait reconquérir l'Unité forte et génératrice, aimer à deux en un, unir dans l'Univers leurs âmes amoureuses. . .

Aussitôt sa vie, l'inutile vie de stérilité, défdadans sa mémoire... Il compta pour perdues toutes les années défuntes. Hénice lui riait.

Et comme les bravos s'écroulaient de gradins en gradins jusqu'aux pieds de la danseuse, l'amant saisit, parmi ses attributs épars, un glaive nu. Sautant du tréteau, il se rua sur les rivaux, sur les filles de la pan-

tomime, les nègres des étables et les messieurs des vomitoires, lui, délirant et radieux, prêt au sacrifice sanglant qui manifesterait une fois de plus devant les hommes le droit de vouloir connaître le Dieu unique par l'amour.

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