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prédilection toute particulière, puis ce sont le rnomboïde, le grand dentelé, le biceps, le triceps, plus rarement les muscles de l’avant-bras. À la main, on observe assez fréquemment l'atteinte de l’éminence thénar.
Au membre inférieur, le quadriceps, le jambier antérieur, le triceps sural sont le plus souvent frappés ; puis, moins souvent, les muscles fessiers, les adducteurs, les muscles postérieurs de la cuisse, l’extenseur commun des orteils, les péroniers; au pied, le court fléchisseur du gros orteil et le court fléchisseur plantaire.
Ces paralysies sont flasques et restent flasques ; cependant, des phénomènes spasmodiques ont été exceptionnellement observés.
Les réflexes tendineux disparaissent d’une .façon précoce, la disparition du réflexe rotulien précédant la paralysie.
Le réflexe abdominal disparaît quand la paralysie des membres inférieurs est très étendue ou lorsque les muscles abdominaux sont atteints. Le réflexe crémastérien persiste plus souvent que le précédent. Le signe de BABINSKI est souvent positif. Il n'indique pas toujours une lésion pyramidale, car l'extension des orteils se produit également, quand le court fléchisseur du gros orteil et le court fléchisseur plantaire sont paralysés, par la contraction des extenseurs des orteils restés sains (SOUQUES, D'UCROQUET et DUHEM).
Il n’y a pas de troubles objectifs de la sensibilité. L'hyperesthésie du début et la douleur à la pression des muscles et des nerfs peuvent cependant persister longtemps et constituer même, ainsi que nous le verrons plus loin, une forme douloureuse de la paralysie spinale.
L'abaissement local de la température est souvent très précoce, signe important de troubles cireulatoires dans Je membre atteint,
AE
I! n’y à pas de troubles sphinctériens. Cependant, les phénomènes d’incontinence ou de rétention d’urine du début peuvent durer quelques semaines.
3° Période de régression. — Certains muscles récupèrent leurs fonctions d’une façon rapide et complète. La paralysie se localise alors sur les muscles frappés avec une prédilection toute particulière dans la paralysie infantile. Leurs paralysies peuvent être définitives, ou bien si elles ont tendance à guérir, la régression dure des mois et des années avant que les muscles aient retrouvé leurs fonctions normales.
4° Période de paralysies définitives. — Les muscles définitivement paralysés s’atrophient.
Cette atrophie survient ordinairement vers le deuxième mois, quelquefois beaucoup plus tôt.
Ces paralysies entraînent, du fait de l’action des muscles antagonistes intacts, des déformations. L'étude de ces déformations nécessite la connaissance des actions physiologiques des muscles ; le traitement orthopédique capable d'y remédier varie avec l'atteinte de tel ou tel groupe musculaire. Ces différentes études ne peuvent être séparées et seront reportées à la fin de ce travail.
Nous avons vu à l'anatomie pathologique que le développement des os est fort compromis. Le raccourcissement du membre atteint est d'autant plus marqué que l'enfant a été frappé plus jeune. A la radiographie, on constate une atrophie des os dans toutes leurs dimensions, mais surtout dans le sens de la largeur. Ils présentent une certaine décalcification (ACHARD et Levi), ce qui les prédispose aux fractures.
Les articulations présentent une laxité particulière, d’où la possibilité de luxations.