LE BR
térieur et du court péronier latéral dans la partie postérieure du calcanéum se sont montrées très peu efficaces.
Long péronier latéral. — Ce muscle abaisse avec force le bord interne du pied et la saillie sous-métatarsienne, augmentant la courbure de la voûte plantaire. Le pied se met en abduction et en rotation externe. On sent son tendon se durcir sous la malléole exterre.
Le long péronier est extenseur faible du pied. Il soude la partie interne du pied à la partie externe, qui est sous l’action du triceps. Quand on se tient sur la pointe du pied, on se rend compte, à la palpation, de la contraction simultanée du triceps et du long péronier latéral. Pour étudier son action isolée, on fait poser le pied à plat; un doigt est glissé sous le premier métatarsien. On commande au sujet de faire pression sur ce doigt. On sent alors derrière la malléole externe la corde tendineuse du long péronier latéral (DUCROQUET).
La paralysie du muscle entraîne la formation d’un pied plat
varus. Mais pendant la marche on observe, en réalité, un valgus, car le pied se renverse en dehors sous le poids du corps Le malade ne peut se tenir en équilibre sur le pied paralysé. Des durillons très douloureux se forment sous la tête des deux derniers métatarsiens et en dessous et en dedans de la deuxième phalange du gros orteil. Des douleurs peuvent survenir au niveau de la malléole externe, par compression des nerfs du creux calcanéo-astragalien, par suite du déplacement des surfaces articulaires de la sous-astragalienne. . Pour combattre le pied plat, on fera porter au malade une chaussure avec voûte plantaire. Les transplantations tendineuses ne donnent pas de bons résultats. L'opération de choix est l'arthrodèse sous-astragalienne et médio-tarsienne.
Court péronier latéral. — La contraction du muscle amène le pied en abduction et rotation externe. On sent son tendon en arrière du 5e métatarsien, quand on l’excite électriquement ou quand on commande au malade de porter le pied en abduction directe. La déformation.en varus directe est la conséquence de sa paralysie. Celle-ci est le plus souvent associée à celle du long péronier latéral et des extenseurs des orteils.
Dans un varus pur, on fera porter une chaussure à tige renforcée. La semelle et le talon seront plus épais en dehors et déborderont légèrement.
Plus tard, la double arthrodèse sera l’opération de choix. OMBREDANNE complète cette opération par la ténodèse du court péronier latéral.
Dans les déformations irréductibles, on pratique une résec-
tion cunéiforme interne.
Jambier postérieur. — T1 est l’antagoniste du précédent, il est adducteur et rotateur interne. Il est difficilement excitable, à la partie inférieure de la face interne de la jambe entre le bord postérieur du tibia et le triceps. On constate la force de sa contraction volontaire en commandant au patient de venir toucher avec le gros orteil un doigt placé à quelque distance en dedans de lui. Si on s’oppose au mouvement, on peut percevoir son tendon entre la malléole interne et le tubercule du scaphoïde. On sent la partie toute inférieure du corps charnu au-dessous de la malléole tibiale au moment où il va se réfléchir sur cette tubérosité. Afin d'isoler l'action du jambier postérieur de celle du triceps, on fait asseoir le patient, on lui fait reposer le pied sur ‘la cuisse, le triceps ne pouvant agir dans cette position. Quand le sujet porte le pied en adduction, on perçoit la corde du tendon autour de la malléole (DUCROQUET).
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