LEE TANE
De sa paralysie résulte un valgus direct que l’on traitera pat la double arthrodèse. Avant l’âge opératoire, on fera porter à l'enfant une chaussure à talon et semelle plus épaisse en dedans et débordant légèrement. On y adjoindra une voûte plantaire interne.
Muscles fléchisseurs du pied sur la jambe. — Le jambier antérieur et l’extenseur propre du gros orteil sont fléchisseurs adducteurs; l’extenseur commun et le péronier antérieur sont fléchisseurs abducteurs.
Jambier antérieur. — Il élève avec force la tête du premier métatarsien, effaçant la voûte plantaire (antagoniste du long péronier latéral).
Le pied est porté en adduction et rotation interne et se fléchit tandis que les orteils s’infléchissent par élongation de leurs fléchisseurs.
Le tendon fait une forte saillie à la partie antérieure et interne du cou-de-pied. Pour obtenir sa contraction volontaire, on priera le sujet de fléchir le pied en le relevant en même temps de son bord interne.
Quand ïl est paralysé, la flexion du pied s'accompagne d’abduction provoquée par l’extenseur commun. L’extenseur du gros orteil supplée au jambier antérieur ; il fait une saillie marquée sur le dos du pied et fait souvent basculer la première phalange à angle droit sur le métatarsien.
Le triceps se rétracte, produisant un pied équin avec léger varus ; celui-ci devient valgus quand il se fléchit. Dans la marche, il est en valgus, d’où une légère boiterie. La pointe du pied bute souvent contre le sol.
Exlenseur propre du gros orteil.l — Ce muscle étend les phalanges du gros orteil et produit faiblement l’adduc-
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tion et la rotation interne du pied. Quand le sujet lève le gros orteil, son tendon soulève la peau au-dessus de la tête du premier métatarsien. C’est un faible auxiliaire du jambier
antérieur. Sa paralysie amène des troubles très légers.
Exlenseur commun des orteils. — Il étend les quatre derniers orteils et produit la flexion, l’abduction et la rotation xterne du pied. Le tendon fait saillie à la partie antérieure et externe du cou-de-pied.
Dans la paralysie du muscle, les mouvements de flexion s’accompagnent d’adduction.
Dans la station debout, le pied tourne, reposant sur le sol par son bord externe. Pendant le repos, le triceps a une action prépondérante et amène l’équinisme du pied. La tête ‘de l'astragale et le calcanéum font saillie sur la face dorsale du pied.
L'équinisme est la conséquence des paralysies des fléchisseurs du pied, il est direct quand jambier antérieur et extenseur commun des orteils sont atteints à la fois, valgus ou varus, suivant que l’un ou l’autre est déficient. Quand s’y ajoute la paralysie des péroniers on a un équia varus. Si la paralysie frappe le jambier postérieur en même temps que les muscles antérieurs, on a un équin valgus. Dans le petit équinisme, l'enfant marche le genou en hyperextension. Dans le grand équinisme, la marche ne peut se faire qu'en fléchissant le genou ou en portant le membre en rotation externe.
TRAITEMENT. — L'’équinisme est quelquefois très précoce. Pour l’éviter, le pied sera maintenu en flexion avec une attelle de Saint-Germain ou dans une gouttière bien fixée au mollet et présentant une plaque mobile articulée à l'extrémité