‹ La paramétrite douloureuse d'origine cervicaleChapitre 15 sur 41 · AP DE · texte numérisé non relu

AP DE

La première variété est représentée par ce que l’auteur appelle la métrite chronique inflammatoire pure.

Tous les éléments constitutifs sont modifiés, la muqueuse est tantôt épaissie par plans, tantôt amincie, tantôt même ulcérée, donc toujours altérée. Sous cette muqueuse altérée, on trouve dans le tissu interstitiel des grosses lésions inflammatoires qui caractérisent

Pseudo-métrite hyperplasique avec ses lésions. (D’après M. G. MonreE1.)

LTÉE ROYER.GEC

a) Ulcération ouvrant la cavité glandulaire;

b) Infiltration inflammatoire minime limitée à l’ulcération;

c) Hyperplasie glandulaire prédominante avec hypervascularisation:; d) Réaction fibreuse du stroma.

Er

ce type de métrite un chorion œdématié, infiltré de cellules inflammatoires (lymphocytes ou polynucléaires). Bien que l'élément inflammatoire domine, les glandes sont modifiées elles aussi : elles peuvent être

changées dans leur forme pour donner des œufs de

Le PUR

Naboth, ou dans leur nombre aboutissant à une véri-

table hyperplasie glandulaire.

Enfin, on note souvent des lésions vasculaires : dilatation des vaisseaux par places et endartérite oblitérante.

Le deuxième type décrit par l’auteur est le type de la pseudo-métrite hyperplasique.

Ici ce n’est plus lélément inflammatoire qui domine, mais l’hyperplasie glandulaire. En effet, les cellules inflammatoires ont à peu près disparu, tandis que les glandes sont augmentées en nombre et en volume d’une façon considérable. Il y a en outre une hypervascularisation accentuée : le stroma est sillonné de gros lacs vasculaires et les artères sont atteintes de lésions d’artérite oblitérante nettes. Il est logique d'expliquer ces lésions vasculaires par l’origine inflammatoire de cette hyperplasie glandulaire.

Le troisième et dernier type est la métrite sénile.

Lorsque la forme inflammatoire vraie évolue vers la chronicité, elle aboutit à un type spécial caractérisé par une prolifération considérable du tissu fibreux. C’est une véritable sclérose qui enserre tous les éléments environnants et finit par étouffer et faire disparaître les formations glandulaires. C’est pourquoi le terme de métrite sénile ne correspond pas exactement à la réalité. Ce n’est pas métrite sénile qu’il faudrait dire, mais bien mieux métrite atrophique des femmes âgées.

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IMPORTANCE DES ULCÉRATIONS CHRONIQUES. — Toutes ces variétés de métrites ont, en général, un point commun, c’est la fréquence des lésions ulcératives vraies, c'est un point sur lequel MM. VrraARD et MoNTEL ont insisté contrairement à l’opinion classique qui veut «ue l’ulcération vraie soit extrêmement rare et qu’il n’existe, la plupart du temps, que des ex-ulcérations superficielles. Ces ulcérations entretiennent l’infection chronique et facilitent ces phénomènes de lymphangites si fréquents dans la paramétrite chronique.

Comme l'écrit M. ViLLARD, dans un article récent : « Il est facile de comprendre que ces ulcérations histologiquement certaines, saignant à un attouchement même léger, puissent constituer des portes d’entrée à l'infection, qui détermineront dans les tissus pelviens et spécialement dans les ligaments utéro-sacrés en suivant les voies lymphatiques, un œdème douloureux, réalisant la symptomatologie de Ia paramétrite douloureuse d’origine cervicale », que nous allons décrire.

S’opposant à toutes ces lésions soit du côté du col, soit du côté du paramètre, il est au contraire constant de trouver, au cours de laparotomies faites sur des malades atteintes de paramétrite douloureuse d’origine cervicale, une rétroversion nécessitant l’ouverture de Pabdomen, une intégrité constante du péritoine.

« On a ainsi la confirmation que l’origine des accidents ne vient pas de l’abdomen puisque la séreuse péritonéale et les annexes sont saines. Serait-il juste

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