‹ La paramétrite douloureuse d'origine cervicaleChapitre 17 sur 41 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de la paramétrite chronique d’origine cervicale n’est pas toujours facile en raison du fait sur lequel nous avons insisté qu’il existe une disproportion entre les phénomènes subjectifs et les constatations locales.

On peut donc, et c’est pour ainsi dire la première erreur commise, prendre de telles malades pour des psychiques, des névrosées et s’égarer ainsi dans un traitement illogique.

On peut aussi qualifier d’essentielles ou de sympathiques des algies pelviennes dont la cause est en réalité dans ce processus infectieux chronique du paramètre dû à une cervicite chronique. Il est certain que le groupe des algies pelviennes demande à être démembré dans son étiologie. Nous pensons qu'il faudra de plus en plus tenir compte de la cervicite chronique et de la paraméirite dans l’étiologie de ces algies ; ceci nous le verrons, conduit d’ailleurs à un traitement logique efficace.

Sans vouloir entrer dans une discussion complète d’un sujet aussi complexe, que celui des algies pelviennes de la femme, nous pensons avec M. VILLARD que ces algies peuvent être dues à quatre grandes

causes, mais d'une importance pratique inégale :

1° Il y a des algies dues à des lésions péritonéales résiduelles en particulier, soit annexielles, soit du culde-sac péritonéal du Douglas. Leur diagnostic sera basé sur les constatations au toucher d’une petite lé-

sion annexielle adhérente et douloureuse plaquée con-

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tre la paroi pelvienne, prolabée dans le Douglas ou par la constatation de ce voile parfois difficile à percevoir que représentent des adhérences persistantes du péritoine pelvien, en particulier du Douglas.

Ces lésions intra-péritonéales, causes des douleurs, peuvent d’ailleurs avoir une origine non inflammatoire : on connaît les douleurs intenses des petits adénomes des cornes ou les douleurs dues à l’ovarite scléro-kystique, ou à la rétroversion, mais il n’est pas dans le cadre de ce travail d’insister sur pareilles lésions.

2° Il y a des algies pelviennes où l’examen local attentif par le toucher rectal et vaginal, par l’exploration au spéculum, ne révèle aucune lésion locale appréciable. C’est là que peut être théoriquement, en raison du rôle sur la douleur que l’on reconnaît au système sympathique, certains auteurs ont parlé d'algies pelviennes d’origine sympathique. Faire la preuve de cette origine symphatique est souvent très difficile et [e fait que la section d’un nerf sympathique, comme le nerf pré-sacré, fait disparaître ces douleurs, ne peut avoir de valeur que si elle est absolu- ment isolée et non pas associée à une fixation utérine ou même à une appendicectomie.

On ne peut nier la réalité des névralgies pelviennes d’origine sympathique, certaines constatations histologiques prouvent leur réalité, mais elles soulèveront encore bien des discussions.

3° Il existe peut-être des algies pelviennes qui ne sont qu’une localisation d’un processus général du type

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