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C'est là que naquit leur premier enfant, Esther

3. Cette propriété, d'après les anciens, avait appartenu à un nommé Saint-Laurent, qui semble aussi avoir possédé, lui ou un de ses parents, la propriété voisine aujourd'hui occupée par M. Xav. Bolduc.

sont pas assez vastes pour contenir la récolte. Tout se renouvelle, se transforme, se développe et prospère. Dans l'espace de quelques années, le bétail se double et se triple. Les passants poussent des cris d'admiration et disent que le fils du père Etienne Paquet fait des merveilles. "

De son côté, et dans sa sphère. Madame Paquet fait preuve d'une intelligence et d'une habileté ménagère merveilleuses. Le domaine intérieur soumis à ses soins est tenu dans une belle propreté. Tout du reste y est simple, comme dans la plupart des habitations rurales d'alors. Juste le nombre de pièces nécessaires, et au centre la grande horloge traditionnelle. " laquelle, dit Mgr Paquet, avait annoncé la naissance de chacun de nous ", et dont le prélat regrette avec raison la disparition. L'activité de la maîtresse de maison déborde au dehors. Sous sa direction et par le travail de ses mains, surgissent bientôt des jardins et des parterres. " Les carrés et les plates-bandes sont divisés avec une parfaite symétrie ; une guerre acharnée est faite aux mauvaises herbes, et soudain apparaissent des légumes de toutes espèces, sans compter les fleurs éclatantes et parfumées. La bellemère Marguerite vient de temps en temps faire sou tour chez Etienne et constater de ses propres yeux comment les choses se passent. Elle est émerveillée, et raconte à son mari et à ses enfants tout ce que fait sa bru. '

C'était donc, grâce au labeur obstiné des deux époux, une ère de prospérité qui s'ouvrait. " Jusque vers l'année 1840, poursuit le chroniqueur, la principale culture fut celle du blé qui poussait bien et rendait admirablement. Mais à cette époque, le ver à blé fit son apparition et commença à endommager les récoltes. On lutta pendant quelques années contre cet ennemi qui fut cause que l'on dut finalement renoncer à la culture du froment. Le seigle le remplaça. C'est aussi vers ce temps que vos aïeux, les premiers de la paroisse de

ïtieuuc Paquet. — 77. Mme Paquet. — ///. Mgr Benj. Paquet. — IV. V. L'abbé L.-H. Paquet.— VI. Théodule Paquet— VII. M. et

— VIII. Esther Paquet.

Sr St-i'rs de Borgia. — Mme L. Demers.

Saint- Nicolas, se mirent à cultiver la pomme de terre sur

une grande échelle. Auparavant, cette culture ne se faisait que dans les jardins. "

Les produits de toutes sortes abondaient. Ils prirent la route du marché de Québec.

Les communications entre la paroisse et la ville n'étaient pas alors ce qu'elles sont aujourd'hui. Le service fluvial surtout était encore très primitif. Un petit bateau à rames et à voiles assujetti au caprice du vent et au cours de la marée, voilà ce dont les voyageurs et les vendeurs devaient se contenter. Tout n'allait pas à leur gré. Aussi, " fallait-il donner du courage aux marins et faire manœuvrer les rames en cadence, on chantait: C'est la belle Françoise, ou Vogue, beau marinier, vogue. Le vent faisait-il craquer les mâts et passer l'eau par dessus bord, on récitait à haute voix les litanies de la Sainte-Vierge ou le chapelet ". Lorsque Madame Paquet se rendait à la ville pour y faire les emplettes exigées par les besoins de sa famille, c'était elle qui remplissait sur le bateau ces fonctions tour à tour joyeuses et pieuses. L'auteur des " Mémoires " ajoute que, quand sa mère était libre, " elle entrait prier Dieu et la Sainte Vierge dans l'église de la Basse-Ville ". 'k N'allez jamais à Québec, demande-t-il à ses lecteurs, sans faire une prière dans ce pieux sanctuaire de Notre-Dame des Victoires. Quelque banc alors que vous choisirez, vous pourrez être sûr que votre grand'mère y a prié \ "

Le service entre Saint-Nicolas et Québec fut lent à s'améliorer.

Les bateaux à voiles et à rames furent remplacés par un bateau à manège (horse-boat) ; puis vinrent les bateaux à vapeur, très défectueux d'abord et ne touchant que le bas de

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