Mém. cit
d'Etienne Paquet appartenaient à ce chœur : Esther, Théo (ainsi que Nathalie Moffet, sa future épouse), Eléonore, Isabelle, Adolphe, Adeline î4. " Ils ne se contentaient pas des exercices du presbytère: ils pratiquaient à la maison. Théo, presqu'à première vue, lisait et chantait un morceau de musique ir>. "
Comme toutes les institutions humaines, ce chœur finît par se désorganiser. Quelques années plus tard, Benjamin (le futur prélat), qui avait puisé au Séminaire certaines notions de chant, le remit sur pied.
Pendant mes vacances, écrit-il li, outre la musique d'église, nous avions, sous ma direction, nos fêtes musicales à la maison. La première fois que nous chantâmes devant le Dr Blanchet, l'ancien député de Lévis 1T, qui débuta comme médecin à Saint-Xicolas, il fut émerveillé et demanda à faire partie de notre chœur. Il avait une voix superbe et chantait admirablement bien une chanson, surtout ses trois chansons favorites : " Les cent louis d'or " ; " Connaissez-vous maître Olivier"; "Par la voix du canon d'alarme ". En 1849, Je, passai une grande partie de l'hiver dans la famille. Je montrai une foule de chansons à mes sœurs qui, tout en faisant tourner le rouet ou en maniant l'aiguille et le fuseau, chantaient : " Amis, la matinée est belle " ; " L'on m'avait dit sur un autre rivage"; "'Quittons les plaisirs de la ville", et vingt autres. Nous improvisions des concerts magnifiques. Nous chantions plusieurs canons à trois et quatre voix, no-
14. "Les antres membres du chœur étaient le père Guillaume Demers et ses sœurs. Je crois que la mère de M. l'abbé Louis Olivier en faisait partie" (Mgr Paquet, mcm. cit.).