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Semaine religieuse de Québec, 14 mars

Marie-Adeline, baptisée le 24 février 1834, et mariée le 12 février 1855 à Louis Demers, cultivateur, de Saint- Nicolas, n'eut qu'un enfant, Marie-Alphonsiue. Tous trois furent moissonnés par la mort dans le cours d'une armée; l'enfant, le 3 septembre 1866, la mère, le 27 février 1867, Ie père, le 22 juillet 1867.

Marie-Aurélie, la plus jeune des filles, reçut le baptême le 15 avril 1836. Elle étudia non seulement à Saint-Nicolas, mais au couvent de St-Joseph-de-Lévis et au pensionnat de l'Hôpital-Général. Entrée au noviciat de cette communauté où était déjà sa sœur Isabelle, la maladie l'obligea d'en sortir, et elle mourut dans sa famille peu de temps après. Ses funérailles eurent lieu le 16 novembre 1861.

Nour arrivons à Théodule, l'avant dernier des fils de Etienne Paquet, et l'un des membres les plus brillamment doués par la nature de cette famille où les talents furent si nombreux et si variés.

Baptisé le 15 novembre 1840, il n'eut pas l'avantage, comme ses aînés Benjamin et Louis, de faire un cours classique, et d'être placé par l'instruction sur un théâtre où son esprit très alerte (quoique, parfois, un peu vif, sinon excessif), sa mémoire prodigieuse, sa grande facilité d'élocution, ainsi que l'agrément de son commerce et l'aisance de ses manières 20, lui eussent assuré l'un des premiers rangs. Il resta célibataire, cultiva une propriété voisine du bien paternel, se fit l'ardent promoteur du progrès dans toutes les branches de l'agriculture, et surtout en arboriculture fruitière. Il remplit le rôle de juge dans plusieurs expositions agricoles; et nommé inspecteur des fermes du Séminaire, il fit avec compé-

20. M, Ernest Gagnon, 1c fin observateur mie nous avons si bien connu, au sortir d'une conversation avec M. Théodule Paquet chez son frère Adolphe, déclarait qu'il n'avait jamais entendu langage plus naturel, accompagné d'un geste plus vrai et plus expressif.

tence des conférences aux fermiers et leur donna j>endant plusieurs années de sages conseils.

Il compta toujours autour de lui, et à Québec, un très grand nombre d'amis. Dans les réunions de famille et de société, il était le boute-en-train, excellait dans l'anecdote, dans le récitatif, dans le chant de nos vieilles chansons françaises, telles que "Gais louvetiers ", etc. Très friand de lecture, il se délectait dans des ouvrages d'histoire locale comme P'Histoire de la Seigneurie de Lauzon."

Frappé de paralysie quelques années avant sa mort, il se prépara à ce moment suprême dans les sentiments de la foi la plus vive et de la piété la plus édifiante. Il avait constamment près de lui, avec son livre de prières, une vie de saint. Il est décédé pieusement le 20 février 191 5, après avoir laissé pour les bonnes œuvres une somme très appréciable dont l'église et le couvent de sa paroisse, et les pauvres, ont bénéficié.

C'est par Eugène que se clôt la liste des enfants de Etienne Paquet et Ursule Lambert. Baptisé le 1er juillet 1843, i1* épousa le 29 septembre 1868 Odélie Côté de Saint- Calixte-de-Somerset, paroisse où son père venait de l'établir. Il y travailla ferme et commençait à jouir, sans être riche, du fruit de ses travaux, lorsqu'une maladie, alors inconnue des médecins, et qui semble avoir été une attaque violente d'appendicite, l'enleva soudainement à l'affection des siens. Enjoué, spirituel, accueillant et serviable, Eugène Paquet s'était fait des amis de tous ceux qui le connaissaient. Il fréquentait chez les personnes les plus considérées de sa paroisse, et M. Matte, son curé, avait pour lui la plus haute estime. Décédé le 22 oct. 1884, il fut inhumé dans le cimetière de l'endroit. Mgr Benjamin Paquet, son frère, chanta son service, et l'abbé Louis-Honoré présida à sa sépulture. Madame Eugène Paquet suivit, quelques années après, son mari dans la tombe: elle est morte en mars 1892.

Quatre enfants leur survivent, Eugène. Lucias, Marie- Louise et Aurélie, tous mariés, et dont les trois premiers demeurent aux Etats-Unis. Aurélie (Madame Napoléon Brière), domiciliée à Rimouski, est la mère d'une nombreuse famille: l'aîné de ses fils. Eugène Pâquet-Brière, bachelier ès-arts, vient d'entrer dans l'état ecclésiastique; il a passé sa première année d'études cléricales au Grand Séminaire de Québec. Il est licencié en Philosophie.

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