‹ La paroisse de Saint-NicolasChapitre 41 sur 108 · Correspondance romaine, l'Abeille, 14 mars · texte numérisé non relu

Correspondance romaine, l'Abeille, 14 mars

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Pendant ses dernières années de Petit Séminaire, Benjamin Paquet, Pierre Roussel et Thomas Chandonnet furent des collaborateurs assidus de " l'Abeille ", de même que, un peu plus tard, l'abbé Louis-Honoré, comme nous le verrons au chapitre qui lui est consacré.

L'abbé Benjamin Paquet fut ordonné prêtre dans sa paroisse natale, Saint-Xicolas, le 20 septembre 1857. ^gr Modeste Deniers, enfant de cette même paroisse et premier évêque de Vancouver, présida l'ordination ; l'abbé Elz.-Alex. Taschereau, plus tard archevêque de Québec et Cardinal, et alors directeur du Petit Séminaire de Québec, prononça le sermon de circonstance. C'était la première cérémonie de ce genre qui s'accomplissait à Saint-Nicolas. Ce fut tout un événement, lequel, croyons-nous, ne s'est pas repété depuis 2.

Mgr Laflamme qui a fait l'éloge de Mgr Benjamin Paquet, en 1900, discours que nous reproduisons presqu'en entier dans la présente biographie, nous parlera des études faites à Rome par l'abbé Paquet. Notons seulement que la correspondance de ce dernier, pendant ce séjour d'études en Europe, indique un esprit d'observation remarquable. Il consacra ses vacances à d'utiles voyages, parcourant une partie de l'Allemagne et de la France ainsi que la Belgique où il eut l'occasion d'examiner en détail l'organisation de l'Université de Louvain. De passage à Paris, il prit des leçons du célèbre professeur d'élocution Delsarte. Il ne négligea aucun moyen d'accroître son instruction. Il étudia dans les livres et hors des livres, et les connaissances ainsi acquises lui furent dans la suite, soit pour l'enseignement et la prédication, soit pour l'administration des affaires, d'un secours précieux.

2. Voir Hon. E.-T. Paquet, Fragments de l'histoire de Sainl-Xicolas, pp. 2QI-95-

Ici se place un fait que nous devons signaler, et qui nous apprend, avec la grande confiance de l'abbé Paquet en la Mère de Dieu, la genèse de la chapelle de Notre-Dame-de-Grâces à Saint-Nicolas. Pendant son séjour de trois ans à Rome avec son frère l'abbé Louis-Honoré, ce dernier tomba gravement malade. L'abbé Benjat»iii> dans un élan de dévotion envers la Sainte- Vierge, promit d'élever une chapelle en son honneur, à son retour au Canada, si son frère revenait à la santé. On peut supposer que tous les deux prièrent avec ferveur et avec cette confiance filiale qui touche le cœur d'une mère. Le malade reprit vigueur et put, ses études terminées, retourner sain et sauf en son pays. Nous verrons dans l'un des derniers chapitres de ce volume comment l'abbé Benjamin Paquet tint sa promesse.

L'abbé Paquet, ainsi que son frère, revint de Rome en 1866 3, et entra à la Faculté de théologie de l'Université Laval, comme professeur de théologie morale.

Il fut mêlé de bonne heure aux affaires contentieuses qui troublèrent pendant si longtemps la vie de l'Université. Les autorités religieuses avaient confiance en son jugement et en son expérience des hommes et des choses. Rien d'étonnant si l'Archevêque de Québec le choisit comme son représentant officiel à Rome, à trois reprises différentes : d'abord de 1873 à 1878 \ puis en 1886, puis de 1888 à 1889.

Pendant ces voyages où il eut à traiter les questions les plus épineuses, l'abbé Paquet ne perdit jamais aucune occasion de satisfaire sa piété, surtout en visitant les lieux de

3. L'abbé L.-N. Bégin (notre vénéré Cardinal) qui avait accompagné à Rome les abbés Paquet, n'était que simple séminariste. Il fut fait prêtre dans la Ville éternelle le 10 juin 1865, et ce fut son confrère et ami, l'abbé Benjamin, qui l'assista à son ordination, dans la basilique de St-Jean de Latran, ainsi qu'à sa première messe dite dans la Chambre de St-Louis de Gonzague. 11 ne revint au pays qu'en 1868.

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