‹ La paroisse de Saint-NicolasChapitre 44 sur 108 · Echos et Glanures, pp · texte numérisé non relu

Echos et Glanures, pp

Mais il ne s'imposait pas. Il excellait, au contraire, à îmettre en valeur les aptitudes et les petits talents des autres. 11 y avait toujours autour de lui beaucoup de monde. Son esprit d'entrawiement et de boute-en-train ne chômait pas. Tl provoquait à chanter, à causer, à discuter, à raconter et à dépeindre : sur chaque pays, sur chaque diocèse, sur tout ce qu'un étudiant impressionnable peut avoir recueilli et emmagasiné.

Nous venons de dire, et nous avons déjà établi ce fait dans un autre chapitre, que l'abbé L.-H. Paquet était musicien. Les anciens de la famille Paquet s'en souviennent. Mgr Têtu qui était un connaisseur et un amateur, nous le dit aussi14: "Quelques-uns des professeurs de théologie de cette époque (1870), avaient des connaissances en musique et s'en servaient au besoin. C'est ainsi que Fabbé Louis-Honoré Paquet jouait du violon et passait à mes veux et à mes oreilles pour le meilleur exécutant du Séminaire. Il chantait aussi fort bien, etc l5. "

Nous avons vu que l'abbé Paquet, dans ses sermons et ses conférences, et dans la rédaction de la 44 Revue Eucharistique, " montra suffisamment qu'il était doué d'un très beau talent littéraire. Et en effet, s'il l'eût voulu, ou mieux si sa santé pendant longtemps si fort ébranlée le lui eût permis, il eût pu produire des ouvrages de valeur en plusieurs genres, et pleins d'autant de verve que de doctrine. Mais il fut souf-

14. "Impressions musicales" dans L'Action catholique . (20 février 1915).

15. Mentionnons ici (à part l'Oiseau bleu) deux chansons très belles où le talent de l'abbé Paquet, tait de goût, d'harmonie et de sensibilité, et servi par une voix très pure et fortement timbrée, éclatait tout entier : ce sont Près du berceau et Eu parlant de ma mère {Chansonnier des Collèges, Bureau de l'Abeille, 2e éd., 1854). — Il remplissait aussi à merveille, dans le chant de la Passion pendant la Semaine Sainte, le rôle si véhément et si ému de la Synagogue. Inutile d'ajouter que rien n'était plus agréable que de l'entendre chanter la sainte messe.

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frant pendant de longues années, et il n'aimait pas non plus la publicité. Nous avons sous les yeux un tout petit volume, humble d'apparence, mais qui renferme plus d'esprit que bien des gros. Nous voulons parler de la notice biographique intitulée: "L'abbé Dolierty, ancien professeur d'anglais au Séminaire de Québec ". L'abbé Paquet qui avait été l'un des amis intimes de ce prêtre très brillamment doué, après avoir retracé sa carrière trop courte, rappelle ses traits d'esprit, son grand talent d'humoriste, les épisodes désopilants de sa vie d'écolier, au Séminaire de Québec, et surtout au Petit Cap. où tous deux passèrent plusieurs vacances. Ces anecdotes écolières ont été publiées par l'abbé Paquet en anglais et en français. L'avant-propos porte les initiales L.-H. P.

Le 21 septembre 191 2, les amis, les parents et les membres des communautés franciscaines célébrèrent avec grande solennité les noces d'or sacerdotales de l'abbé Louis-Honoré Paquet. Ce fut un véritable concert de louanges et d'affectueuses démonstrations de joie. Ces fêtes étaient le prélude de celles par lesquelles, trois ans plus tard, les anges ont dû accueillir l'entrée au ciel de l'âme du vénérable aumônier. Le récit complet des " noces d'or " de l'abbé L.-H. Paquet a été publié à l'imprimerie des Sœurs, par un Père franciscain qui professait pour lui une particulière estime. Il forme un joli volume très élégamment illustré.

Ceux qui ont eu le bonheur d'assister à ces fêtes du souvenir en garderont toujours la douce mémoire. La série des réjouissances, commencée chez les Sœurs Franciscaines, puis continuée chez les Pères Franciscains et au Couvent de Bellevue, se termina à Saint-Xicolas. Le couronnement des noces d'or de l'abbé Paquet, dans sa paroisse natale, fut superbe et inoubliable. On mit en pratique les paroles du Psalmiste : " Voici le jour que le Seigneur a fait; livrons-nous à la joie et à l'allégresse " (Ps. CXVII, 24).

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