‹ La Paroisse de St-Romuald d'Etchemin avant et depuis son érectionChapitre 5 sur 73 · III. — René Leduc et son gendre Joseph Roberge · texte numérisé non relu

III. — René Leduc et son gendre Joseph Roberge

René Leduc, originaire de Bérès, évêché d'Angers, était à Etchemin dans la seigneurie de Lauzon, au recensement de 1667. Il était voisin de Jean Deniers et, le 7 mars 1680, il reconnaît devoir 60 livres à son voisin Jean Deniers (Greffe Duquet).

Il s'était marié, à Québec, le 28 octobre 1664, avec Anne Genteau, de St-Nicolas, évêché de Xaintes. Ses enfants furent au nombre de neuf. Deux filles, — Marie et Françoise — furent religieuses hospitalières à Québec.

Deux autres de ses enfants, Guillaume et Geneviève, furent, en 1901, parrain et marraine d'une jeune esclave de huit ans.

Guillaume avait été baptisé à Québec, le 19 février 1669 et s'était marié à Ste-Famille I. O., le iS novembre 1704, avec Elizabeth Drouin. Dans le dénombrement de la seigneurie de Lauzon, en 1723, il est possesseur de huit arpents de terre à Etchemin, mais dans un procèsverbal de 1738, son nom n'est plus mentionné. Il devait faire le commerce à Québec où il fut inhumé, le 3 décembre 1749, à l'âge de 80 ans.

Geneviève, l'autre fille de René Leduc, baptisée à Québec, le 14 octobre 1674, se maria, en première noce avec Pierre Métayer, et en seconde noce, avec Joseph Roberge. Ce mariage de Joseph Roberge avec Geneviève Leduc eut lieu à Québec, 16 janvier 1716 (1).

Joseph Roberge, avec lequel il convient de faire connaissance d'une manière spéciale, était né à St-Pierre, I. O., le 2 février 1690 ; il était l'un des treize enfants de Pierre Roberge (dit Lacroix) et de Françoise Loignon, et non de Denis Roberge, l'homme de confiance de Mgr de Laval, comme il est dit dans l'histoire de la seigneurie de Lauzon. Il était tanneur de son métier, et par son mariage avec la fille de René Leduc, il avait été attiré à Etchemin, où il s'établit. *

Après le décès de Geneviève Leduc, Joseph Roberge se maria une seconde fois à Québec, le 8 janvier 1748, avec Madeleine Girard.

D'après Mgr Tanguay, de son premier mariage avec Geneviève Leduc, Joseph Roberge n'eut qu'un enfant, Joseph, qui se maria à Beauport, le 17 octobre 1740, avec Marie Cécile Lefebvre et fut le père de dix enfants dont

(1) Voir registres de N. D. de Québec.

huit garçons et deux filles. Les garçons s'établirent à Lauzon.

De son second mariage avec Madeleine Girard, Joseph eut trois enfants, un garçon, nommé aussi Joseph, qui se maria à Beaumont, avec Elisabeth Couture, et deux filles.

Ce Joseph, issu du second mariage, eut onze enfants, dont cinq garçons, qui s'établirent aussi à Lauzon ou dans les environs.

Comme on le voit, Joseph Roberge marié à Geneviève Leduc, se trouve à être la souche d'une famille nombreuse, très respectable, et répandue dans les paroisses de St-Romuald, St-Jean-Chrysostôme, St-Nicolas, etc. On compte aujourd'hui plus de vingt-cinq familles de Roberge dans la paroisse de St-Romuald seulement.

îl est évident que ce serait un rude travail à entreprendre que de retracer tous les Roberge d'aujourd'hui à leur premier ancêtre à Etchemin, en 1716.

Le premier ancêtre des Roberge, était voisin de Jean Demers II à Etchemin ; il était propriétaire de la terre aujourd'hui possédée par M. le notaire Simard.

Il prit aussi à ferme, six arpents de terre appartenant à son beau frère Guillanme Leduc, et pour régler définitivement avec son dit beau-frère, il dût aller devant l'Intendant à Québec qui porta jugement, à la date du 8 juin 1721, pour régler le différend entre les deux beaufrères.

Son voisin du nord-est, Jean Demers, se prit aussi de querelle avec lui, au sujet d'une claie ou d'une pêche que Jean Demers avait sur sa propriété. La claie avait été brisée. Jean Demers prétendait que c'était l'œuvre malicieuse de Joseph Roberge. Celui-ci

niait et attribuait la cause du dégât au vent ou à la marée. De là une chicane qui se compliqua de voies de fait, dans lesquelles on se servit de bâton, de hache, etc. On dit même que le sang coula. Le Conseil Souverain s'occupa de l'affaire, et, le 2 juillet 1724, l'appel de Jean Deniers contre Joseph Roberge fut mis à néant. Cette chicane de Normands fit dire bien des paroles, causa des frais assez considérables pour le temps, et nous force à avouer, une fois de plus, que le pire de toits les arrangements vaut le meilleur des procès.

Après 1800, on voit François Roberge, occuper la terre de Joseph Roberge, puis Louis Roberge, l'échanger, avant 1830, avec Edouard Lagueux, pour une terre que celui-ci avait dans une concession de St-Jean Chrysostôme. Louis Roberge avait trois frères à Etchemin : Laurent, Olivier et Thomas. Nous les verrons plus tard.

Vue de ea rade de Québec.

La pointe " Benson

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