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Lecoy de la Maiiciie, Saint Martin, p. iiOO

de ces nllas ont aussi été celles des paroisses. C'est pourquoi l'étendue de ces dernières était aussi variable que celle des bourgs et des domaines primitifs. Les anciennes paroisses de Sirod, de Pontarlier, de Morteau, ont pu depuis être fractionnées chacune en onze autres; celle de Métisey renferme aujourd'hui quinze communes, une cure et onze succursales '. En beaucoup d'autres endroits, les premières paroisses eurent des limites très étendues. Mais celles-ci ne purent être fixées qu'avec le temps, quand la multiplication des églises et la nécessité où elles se trouvèrent de faire face à leurs charges diverses, obligea à déterminer pour chacune d'elles un champ d'action définitif.

D'autre part, pour répondre aux besoins spirituels des fidèles de plus en plus nombreux, il fallut mettre à leur disposition des pasteurs qui fussent totalement à IcLir service avec les pouvoirs nécessaires pour les dispenser de recourir sans cesse à la ville. Dans le principe, il y eut des paroisses qui n'eurent pour les desservir que de simples diacres. Le concile d'Agde, en 506 (can. 49), le suppose formellement. Les diacres pouvaient remplir certaines fonctions purement liturgiques; mais ils ne disaient pas la messe, pour l'audition de laquelle il fallait se rendre à la ville, ils n'administraient pas les sacrements et ils ne prêchaient pas. On voit par le concile de Tarragone (can. 7), célébré dix ans plus tard en Espagne, que dans certaines paroisses de campagne, un diacre alternait avec un prêtre pour le service hebdomadaire, mais que, le dimanche, prêtre, diacre et clercs de-

\. MoREY, Notes historiques sur les curés de campagne en Franche- Comtp, p. 4.

valent être présents, ce qui permet de conclure que la messe était célébrée. L'insuffisance de leurs pouvoirs pour l'utilité des fidèles fît que les diacres finirent par être éliminés des paroisses rurales. Les prêtres des vici importants ou éloignés furent les premiers à y pouvoir célébrer le saint sacrifice. On leur donnait le nom de plehani ou de parochi. Ceux qui desservaient les chapelles des villas, considérés comme attachés au service de particuliers, n'y pouvaient célébrer les jours de grande fête '. Le concile d'Orléans, en 511 (can. 25), défend de célébrer dans les i>illas à Pâques, à la Pentecôte et à Noël. Seuls, les prêtres malades y sont autorisés. Le concile de Clermont (can. 14), en Auvergne, renouvelle la même prohibition pour les prêtres des villas qui n'appartiennent ni au clergé de la ville, ni à celui de la campagne. Des oratoires de villas pouvaient donc être déjà desservis par les membres du clergé des paroisses ; les villas à leur tour devinrent ensuite des paroisses, quand leur importance se fut accrue.

Ainsi, peu à peu, les prêtres des viciei même ceux des villas furent dégagés de l'obligation de se rendre auprès de l'évêque pour l'exercice de leurs fonctions et spécialement pour la célébration du sacrifice dominical. En même temps, et toujours pour la plus grande commodité des chrétiens éloignés do la paroisse épiscopale, leurs pouvoirs reçurent des accroissements successifs. Déjà, en 402, le synode romain d'Innocent I (can. 7 avait attribué au prêtre et au diacre le droit de baptiser au nom de Tévêque dans le temps pascal, et au prêtre seul celui de baptiser

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