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Concile d'Agde, can

LA PAROISSE 1)1 IV'' AU Vl"^ SIECLE. 27

en tout temps dans les cas pressants. Plus d'un siècle après, en 529, le second synode de Vaison fcan. 2), dans la province d'Arles, fit une obligation aux prêtres des villes et des campagnes de prêcher dans toutes les églises, tandis que dans les âges précédents cet office était réservé à Tévêque. Les chefs de ces églises avaient d'ailleurs avec eux un personnel plus ou moins considérable de clercs et de diacres sur lequel ils avaient autorité, mais contre lequel ils ne pouvaient sévira l'insu de l'évêque ^ . Ces clercs appartenaient en général à la paroisse même. Le second synode de Vaison disait dans son premier canon : « Dans les paroisses, tous les prêtres doivent, ainsi que la très salutaire coutume s'en est déjà introduite dans toute l'Italie, prendre dans leurs maisons les jeunes lecteurs qui ne sont pas mariés, afin de les instruire dans le chant des psaumes, dans les leçons de rÉglise et dans la loi du Seigneur, pour se préparer par là d habiles successeurs. » Cette prescription ne faisait que rappeler une constitution de l'empereur Honorius, en 398, en vertu de laquelle on ne devait ordonner comme clercs d'une église que des sujets originaires de la localité où se trouvait cette église -. « Le prêtre n'était pas ce qu'il est trop souvent de nos jours, un étranger envoyé dans une église qu'il doit quitter tôt ou tard. Il était né, avait grandi dans sa paroisse. Il sortait du milieu qu'il était appelé à gouverner. Mille liens, en dehors même des liens religieux, ceux de la famille, des intérêts, les souvenirs de l'enfance l'attachaient à ses fidèles. 11 pouvait être un chef parce qu'il restait toujours un ami; et comme

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