‹ La paroisseChapitre 16 sur 87 · I. V® Synode d'Arles, en obi, can · texte numérisé non relu

I. V® Synode d'Arles, en obi, can

-2. Code de Théodose, XVI, 2, :«.

l'évêque dans la cité, il pouvait se dire le représentant naturel d'hommes dont il était en même temps le concitoyen. Si on se rappelle maintenant qu'il ne pouvait espérer de changement, qu'il était pour laVie attaché à sa paroisse, qu'autour de lui se groupait un clergé, diacres, sous-diacres, clercs inférieurs, qu'il avait recruté et instruit, on comprend l'influence qu'il dut avoir ^ . »

A la paroisse, il fallait des ressources assurées pour Tentretien de son clergé et les dépenses qu'occasionnait le service religieux. D'ordinaire, elle était dotée par l'évêque ou le propriétaire qui fondaient une église sur leurs domaines. La dotation s'accroissait des donations faites parles fidèles. Mais l'évêque gardait la haute main sur les biens paroissiaux, soit pour en régler le partage, soit pour en empêcher l'aliénation. Le concile d'Orléans en 511 (can. 15), décida que les biens offerts à une paroisse par les fidèles devaient être mis sous la sauvegarde de l'autorité épiscopale, et le concile tenu en 517 à Epaon (can. 7), dans le diocèse de Vienne, déclara nulle la vente d'un bien d'Église et obligea l'acheteur à le rendre.

L'évêque avait droit au tiers des offrandes faites aux églises qui dépendaient de sa juridiction^. Mais à lui incombait la charge de nourrir et de vêtir les pauvres et les lépreux, de faire soigner les malades, de secourir et d'hospitaliser les étrangers et les

1. IMBART DE LA ToiR, Les pciroisses rurales du IV' au XI' siècle, Paris, 1900, p. 64. Le synode africain de Milève, en 40*2, avait défendu à tout clerc de quitter une église dans la«iuelle il avait exercé ses fonctions jiour passer dans une autre.

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