‹ La paroisseChapitre 18 sur 87 · Concile de Vaison, en 442, can · texte numérisé non relu

Concile de Vaison, en 442, can

ques déléguèrent plus ou moins totalement leurs pouvoirs, n'eurent qu'une existence éphémère et locale. Dès le vii*^ siècle, les conciles limitèrent leurs attributions, et leur fonction disparut totalement au X®*. Quant aux archiprêtres, assez souvent mentionnés à Tépoque mérovingienne, ce sont en général les titulaires d'églises situées dans les i>iciy ayant juridiction sur des chapelles de ^^illas avoisinantes qu'ils desservent à l'aide de leur clergé, et dirigeant eux-mêmes les prêtres, diacres et clercs qui composent leur communauté. Ils n'ont aucun pouvoir en dehors de leur circonscription paroissiale, et, sous ce rapport, ils demeurent les égaux des prêtres qui sont à la tète de centres religieux moins considérables. Les archiprêtres de cette époque ne sont donc pas des intermédiaires entre l'évêque et le reste du clergé. Leur titre paraît purement honorifique.

Les raisons qui avaient amené l'Eglise à accorder une assez grande autonomie aux prêtres des paroisses rurales n'existaient pas dans les villes où résidait lévêque. Aussi les titres ou églises qui relevaient directement de son autorité mirent-ils beaucoup plus de temps à se transformer en paroisses. A Alexandrie, au iv*^ siècle, chaque église de la ville épiscopale avait son prêtre particulier, qui y exerçait le ministère ecclésiastique au profit de la population environnante -. Mais cette situation était exceptionnelle. A Rome et ailleurs, les prêtres urbains continuèrent longtemps à n'être que les délégués de l'évêque. Au vi'' siècle, trois basiliques de Cons-

1. Hefele, Histoire des Conciles, l. Il, p. lO'é : Maktigny, Dicl. des antiquités chrétiennes, Paris, 1877, p. 171.

Page 1