‹ La paroisseChapitre 19 sur 87 · S. ÉPiPUANE, Hérésies, LXIX, i · texte numérisé non relu

S. ÉPiPUANE, Hérésies, LXIX, i

tantinople, celles de Sainte-Marie, de Théodore et d'Irène, n'avaient pas encore de clercs à elles ; des prêtres de l'église-cathédrale y venaient célébrer les offices'. Les prêtres délégués aux titî-es urbains virent progressivement étendre leurs pouvoirs et iixer leur situation. Au vi*' siècle, ils off'raient le saint sacrifice dans leurs églises. Une inscription de cette époque suppose toute une hiérarchie établie dans le titre romain de Saint-Chrysogone; elle nomme « les prêtres Pierre, prieur, Chrysogone, second, Catellus, troisième, et Gaudiosus, quatrième ». Le prieur ou premier était le titulaire, et les autres ses auxiliaires^. ^. Paris, où se tint un synode dès 360, il y avait une église épiscopale ou cathédrale, dédiée à saint Etienne, une église de Notre-Dame, contiguë à la précédente, un baptistère indépendant, sous le vocable de Saint-Jean le Rond, et d'autres oratoires qui, avec le temps, devinrent des paroisses distinctes.

Les paroisses urbaines durent attendre plusieurs siècles à jouir d'une autonomie analogue à celle des paroisses rurales. Ce qui caractérisait laparoisseproprement dite, c'était l'église avec sa circonscription territoriale, l'affectation de prêtres spéciaux au service de cette église, avec le droit d'autel et de baptistère, celui de prêcher, d'administrer les sacrements et de rendre aux fidèles, avec la juridiction ordinaire accordée par l'évêque, tous les services spirituels qu'ils étaient en droit de réclamer. Vers le x'^ siècle, les chanoines qui menaient la vie régulière

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