Capit. archidiaconis data, P. L.. t. CXXV, col
2. Ces communautés paraissaient indispensables. Saint Augustin, à nippone, et saint Martin, à Tours, en avaient eu de semblables. Charlemagne souhaitait que tous les prêtres fussent - vrais moines et vrais chanoines •, c'est-à-dire menant la vie en commun.
d'Aix-la-Chapelle, la même année, Cliarlemagne ' confirme cette mesure et ordonne aux évêques d'améliorer ce qui laisse à désirer et, au besoin, d'en appeler à son autorité s'ils y sont impuissants. Chaque année, les curés se rendaient au synode épiscopal pendant le carême, y renseignaient le prélat sur la manière dont ils s'acquittaient de leurs devoirs, et en recevaient le chrême consacré, qu'il ne leur était pas permis de demander à un autre ^. Au-dessous de l'évêque et en son nom, la surveillance sur les paroisses était exercée par l'archidiacre, qui était comme un vicaire général exerçant la juridiction épiscopale et s'occupant surtout du temporel des paroisses. Enfin, les doyens de l'époque carolingienne, succédant aux archiprêtres de l'époque précédente, exerçaient le contrôle sur les prêtres de leur district ^.
Malgré cette organisation, tout n'était certainement pas parfait dans la pratique. Souvent les règlements étaient transgressés; l'esprit d'indépendance portait certains prêtres à déserter leur poste et à errer sans vouloir être attachés à aucune paroisse. Ces désordres trouvent leur cause atténuante dans l'insécurité des temps.
Les églises paroissiales ont leurs charges et leurs ressources déterminées. Préoccupé d'assurer l'instruction des clercs, Charlemagne exige la création d'une école dans chaque cathédrale et chaque monastère. 11 veut assurer même aux laïques la facilité de s'instruire. Le capitulaire de 802 invite les pères à envoyer leurs enfants aux écoles. Les évêques Théo-