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Concile de Mayence, en 813, can

Quand on construisait en pierre, on sappliquait à reproduire, autant que possible, le style et la décoration des églises de bois. Ces monuments, surtout dans les campagnes, étaient fort simples. Il reste en France quelques types des constructions carolingiennes, spécialement la petite église bien conservée de Germigny-les-Prés, voisine de Saint-Benoît -sur-Loire, celle de Savenières, en Maine-et-Loire, et d'autres ^ Les églises ordinaires étaient loin de pouvoir défier le temps. Il fallait les réparer souvent, les remplacer quelquefois, les orner, les meubler, les mettre quelque peu à la hauteur de Tidée qu'elles représentaient. Enfin, si les seigneurs laïques et les abbés des monastères élevaient de nouvelles églises dans leurs domaines, les curés étaient obligés de construire des chapelles de secours sur le territoire soumis à leur juridiction, quand le besoin de leurs paroissiens le requérait. Ces chapelles étaient desservies par les prêtres de l'église principale, dont plusieurs finissaient par résider dans la succursale avec le titre de vicaires perpétuels ou temporaires, en attendant que ces églises secondaires devinssent le centre de nouvelles paroisses.

Pour subvenir à ces charges multiples, les églises paroissiales empruntent leurs moyens à quatre sources distinctes : le domaine territorial-, les dîmes, les offrandes et les droits divers payés par les paroissiens.

Chaque paroisse a un mansus légal, comprenant au minimum douze bonniers, soit environ seize hec-

!. C. Exi.ART, Manuel d'archéologie française^ Archilect. relig.^ Paris, 1902, p. 12o, 155.

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