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Vie de Malchiis

criventleur exact acquittement '. Ils ordonnent qu'il soit fait quatre parts du produit des dîmes, pour le clergé local, pour la fabrique de l'église, pour les pauvres et pour l'évéque-. Hérard de Tours ^ ne veut pas que les prêtres recueillent les dîmes par voie de procès et de querelles, mais seulement en rappelant publiquement l'obligation de les payer. La dîme est due à la paroisse par tous les habitants qui possèdent quelque bien sur son territoire. En 1078, un synode de Gérundum can. 10), près d'Auch. prescrit de prélever la dîme au profit de l'ég^lise du district, même dans les localités habitées par des Juifs. Ceux-ci en effet n'ont pu acquérir une terre qu'en endossant les charges dont elle était grevée. Celui qui, avec l'assentiment de l'évéque, construit une église sur son domaine n'en est pas moins tenu à ne point priver Téglise paroissiale de ses biens et de ses dîmes ^. Quand une nouvelle paroisse est créée, l'évéque doit répartir les dîmes en conséquence ^.

La dîme porte sur toute terre, quelle que soit la condition des propriétaires et la manière dont ils possèdent. Elle atteint les produits du sol, le croît du bétail, et même le produit du travail industriel ^.

1. Conciles de llùcon, en o8o, can. o\ de Rouen, vers 650, can. 3: d'Aschaim, en Bavière, en 7o4, can. rj; de Paderborn, en 785, can. 1G; de Francfort, en 794, can. 25; de Frioul, en 79G, can. 14; d'Aix-la- Chapelle, en 80-2, can. 7, et en 809, can. 10; d'Arles, en 813, can. 9; de Reims, en 813, can. 38 ; de Mayence, en 813, can. 38 : de Châlon, en 813, can. 19; de Mayence, en 847, can. 10; de Soissons, en 853, can. 9; elc. Ainsi c'est dans tous les pays catlioli(jucs que la prescription de la dîme était en vigueur.

a. Conciles de Nantes, en 058, can. 10; de Mayence, en 847, can. 10; etc.

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