‹ La paroisseChapitre 28 sur 87 · Synode de Mayence, en 847, can · texte numérisé non relu

Synode de Mayence, en 847, can

<>. Conciles d'Arles, en 813, can. 0; de Trosly, près de Soissons, en 909, can. G.

La dîme semble avoir été la principale source de revenu pour la paroisse. Si cette redevance paraît lourde, il ne faut pas oublier qu'elle servait à rémunérer des services sociaux très importants. D'ailleurs les paroisses n'ont guère pu s'assurer la jouissance intégrale de leur dîme. On la leur contesta de bonne heure et de puissants seigneurs ne tardèrent pas à en accaparer le profit.

Aux biens-fonds et aux dîmes s'ajoutent les oblations. Tous les dimanches, les fidèles offrent le pain et le vin^ D'autres offrandes en nature, rarement en argent, sont reçues pour l'église et pour les pauvres 2, surtout à l'occasion de certains événements heureux ou malheureux, ou bien en vue d'obtenir quelque faveur. L'ancien usage d'offrir les prémices de la récolte^ se conserve également. Le tiers des offrandes présentées à l'autel des paroisses appartient à l'évêque^.

Enfin, les prêtres de paroisse perçoivent certains droits pour l'administration des sacrements, les sépultures, la rédaction des actes passés devant le curé dans l'atrium de l'église, la réparation de sévices exercés contre un prêtre, etc. C'est par un abus condamnable que l'administration des sacrements est taxée. Cependant, malgré les objurgations réitérées de l'Eglise, les curés d'alors, victimes de rapacités qui les privent de leurs moyens légitimes d'existence, sont trop fréquemment obligés d'en venir à cette extrémité.

i. Concile de Màcon. en o8i>. can. 4.

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