Canons apostoliques
4. Conciles d'Orléans, en oH, can. 15 ; de Tarragone, en M6, can. 8, etc.
Ces biens d'Eglise sont administrés par le curé, sous la surveillance de Tévêque. qui d'ailleurs ne doit rien vendre des biens de la paroisse '. Un synode de Châlon, en 644 (can. 5), défend de confier à des laïques le gouvernement de ce patrimoine. « Ce qui a été fondé pour l'entretien des églises doit être administré conformément à la volonté du donateur, par Févêque ou le prêtre, ou bien par les clercs qui desservent cette église'-. » La fabrique n'est alors que la réunion de ces clercs qui s'occupent de la gestion du temporel paroissial, sous la direction du curé et la haute surveillance de Tévêque ou de son archidiacre. Les Capitulaires d'Hincmar et la règle de saint Chrodegang (can. 34). évèque de ^letz, appellent matricularii des pauvres inscrits à la matricule, et qui, capables de rendre certains services faciles, sont utilisés dans la maison épiscopale et dans les églises urbaines ou rurales. Ils ont donné leur nom aux marguilliers actuels qui font le service dans nos églises de campagne.
Des renseignements qui précèdent ressort le caractère essentiellement familial de la paroisse jusqu'aux IX® et x^ siècles. C'est la population elle-même qui fournit à son église locale et le clergé et les ressources pour la faire vivre. Ce clergé rend à ses compatriotes tous les services spirituels. Il s'occupe de leurs enfants, de leurs pauvres, de leurs principaux intérêts. Il a leur genre dévie, leurs habitudes, leurs idées dont il s'efforce de corriger les écarts. 11 contribue ainsi à maintenir l'unité paroissiale, très vivante et toujours originale. L'Eglise est en effet la