Capitulaire de
cette idée seule nous montre les progrès du laïcisme. La reconnaissance de ce droit de propriété, le nombre croissant des paroisses fondées sur les terres du roi, des grands, ne pouvaient être, en effet, qu'une des formes de la sécularisation ^ . «
La loi, consacrée par les faits et les mœurs, était trop puissante pour que l'Eglise pût s'y opposer efficacement. Celle-ci se contenta de réclamer en faveur de l'immunité de la dot paroissiale et de la juridiction épiscopale sur le patrimoine ecclésiastique et les desservants. Elle essaya de faire entrer les églises privées dans son domaine. Elle n'y réussit guère. « L'union se fait de plus en plus étroite entre la paroisse et la seigneurie, dans un milieu social où la vie économique et politique se concentre dans les limites étroites d'un domaine. D'autre part, les donations d'églises profitèrent surtout aux couvents, et elles rendirent plus redoutable encore à l'épiscopat même la force des grandes abbayes... On peut dire qu'au xi*^ siècle l'unité religieuse du diocèse n'existe plus. Au lieu d'une grande communauté, divisée en communautés plus petites, administrée par l'évêque et ses délégués, nous voyons dans les cadres anciens du diocèse une foule de petits groupes isolés, morcelés, et sur lesquels très souvent le pouvoir religieux de l'évêque est nominal, intermittent ou combattu -. M
Dans les testaments de cette époque, il est souvent question d'églises léguées à des héritiers avec tous leurs biens ; parfois même les églises sont partagées entre plusieurs maîtres, qui s'octroient chacun une