Synode de Hézicrs, en 1244i, can
LA PAROISSE DU Xl*^ AU XIV*^ SIECLE. 83
peut troubler l'office divin ou blesser les regards de la divine majesté, de peur que, dans le lieu même où Ton vient implorer le pardon, on trouve une occasion de pécher et on constate qu'en effet des péchés sont commis. »
Les jours de fête à célébrer en dehors du dimanche ne sont qu'au nombre de seize dans les statuts synodaux de saint Boniface ^ L'assemblée d'Oxford, en 1222 (can. 8), en compte une quarantaine; le sjmode de Toulouse (can. 26), de 1229, tout autant. Ces fêtes étaient annoncées au peuple le dimanche précédent -. Leur nombre variait d'ailleurs selon les diocèses et selon les époques, et les serfs, puis ceux qui travaillaient pour le compte d*un seigneur, ne se plaignaient pas que ce nombre saccrût. Mais les abus ne tardèrent pas à en résulter. Simon, archevêque de Cantorbéry, dans une lettre de 1332, se plaint que, les jours fériés, beaucoup s'adonnent à la paresse et fréquentent les auberges plus que l'église. Au synode de Reims de 1408, Jean Gerson formula le vœu que le nombre des fêtes fût diminué ; huit ans plus tard, Nicolas de Clémangis écrivit un livre pour demander qu'on n'instituât pas de fêtes nouvelles ^.
Le clergé s'appliquait à rendre les fêtes aussi attrayantes que possible. Les églises étaient décorées; souvent on jonchait le pavé de fleurs et de verdure ^ ;