Synode de Sens, li-29. can
acharnement aux églises, aux monastères, qu'ils ruinaient et incendiaient, aux prêtres qu'ils torturaient et mettaient à mort, aux catholiques qu'ils poursuivaient de leurs violences. Ceux-ci se défendirent et imitèrent trop souvent les atrocités dont ils voulaient se venger ^ Dès lors, dit un auteur du temps ^, le royaume fut à la merci « de toutes sortes de gens qui avaient désir de mal faire, ayant de là pris une habitude de piller les peuples et les rançonner, de tous âges, qualités et sexes, saccager plusieurs villes, raser les églises, emporter les reliques, rompre et violer les sépultures, brûler les villages, ruiner les châteaux, prendre et s'emparer des deniers du roi, usurper les biens des ecclésiastiques, tuer les prêtres et religieux, et bref, exercer par toute la France les plus détestables cruautés qu'il était possible d'inventer ». Dans la Beauce seulement trois cents églises furent détruites. Les autres provinces eurent à subir des désastres sans nombre, et une foule de monuments vénérables furent mutilés^.
1. On peut lire à ce sujet un résumé de la conduite odieuse des protestants, avant même le massacre de Vassy, en 1562, auquel ils prétendent faire remonter la responsabilité des événements subséquents, dans A. Bal'drillart, L'Église catholique, la Renaissance, le Protestantisme, Paris, 1904, p. 224-!248.