Actes, XX
îi. Apocalypse, ii, 1-in, 22.
U. EusKBE, C)ir<jniquf. années i.'J, G2.
L'organisation hiérarchique qui place un évêque à la tête des prêtres, des diacres et des hdèles, s'accuse avec une netteté parfaite dans les églises d'Asie Mineure au commencement du ii^ siècle, ainsi qu'en témoignent les lettres de saint Ignace d'Antioche. L'évêque « siège au premier rang, comme occupant la place de Dieu^ )>. Rien de légitime ne peut se faire sans lui. « Que personne ne se sépare de l'évêque en rien de ce qui concerne les assemblées religieuses. Un seul sacrifice doit être regardé comme ayant de la valeur, celui qui est offert par Tévêque ou par celui que l'évêque aura délégué à sa place. Que le peuple fidèle se trouve là où apparaît l'évêque, de même que là où se trouve Jésus- (^hrist, là aussi est l'Eglise catholique. Il n'est permis ni de conférer le baptême ni de célébrer les agapes sans l'évêque ^ ».
Les autres documents de la première époque montrent l'évêque exerçant l'universalité des fonctions pastorales. Les diacres l'assistent dans le règlement des affaires temporelles qui intéressent la communauté, pour le maintien du bon ordre dans les assemblées et l'exercice de la discipline ecclésiastique. Les prêtres, qui leur sont supérieurs, coopèrent à l'offrande du sacrifice et sont surtout chargés de l'enseignement. Si quelques textes de la première période de l'histoire ecclésiastique laissent supposer que des églises peuvent être gouvernées par un collège épiscopal ou presbytéral, ces textes ne prêtent pas à une conclusion positive. De très bonne heure, on voit partout les églises sous la