Lettre aux Smyrnéensj viii, ix
haute direction d'un chef unique, qui est 1 évoque, assisté lui-même par des prêtres et des dia-
cres *
La cité ne compte en conséquence qu'une paroisse, la paroisse épiscopale. A Rome, il est vrai, dès le commencement du ii*' siècle, le pape Evariste institue des titres presbvtéraux, dont le pape saint Marcel, en 308, fixe le nombre à vingt-cinq -. Mais ces titres presbvtéraux ne constituaient nullement de vraies paroisses. Les prêtres n"y célébraient pas le saint sacrifice, lis ne s'y occupaient que du baptême, des exercices de la pénitence et de la sépulture des martyrs. Encore est-il certain qu'il ne s'agissait que de la préparation aux deux sacrements, la célébration du baptême et la réconciliation solennelle des pénitents restant des fonctions réservées à Tévêque ^. Sous Innocent P"" (40i-4l7î, les prêtres établis dans les cimetières, hors de la ville, avaient seuls le droit de consacrer la sainte eucharistie, à cause de leur éloignement de l'église épiscopale. Quant à ceux qui desservaient les titres de la ville, ils ne pouvaient célébrer que sans consécration, et les diacres ou les acolytes leur apportaient le pain eucharistique consacré par Tévêque lui-même '*. La règle était si exclusive à cet égard, que les Canons dits apostoliques, qui remontent au iv- siècle mais représentent une discipline antérieurement en vigueur, prononcent la peine de la déposition contre le prêtre qui, « au
1. cf. DeSmkdt, L'uiijaiKsaliuii des églises c/uéliennes, dans le Con- (jrcs scienlifique internalional des catholiques. Paris, 1888, t. II. p. -297-338.