‹ La paroisseChapitre 60 sur 87 · Dareste, Histoire de France, t. V, p · texte numérisé non relu

Dareste, Histoire de France, t. V, p

préjugés locaux, l'opposition des intérêts lésés et différentes circonstances politiques ou sociales. La plupart du temps, les édits royaux et les arrêts des parlements concernant les questions paroissiales s'inspirèrent des décisions de Trente.

Ainsi, en 1629, une ordonnance de Louis XÏII prescrit que les paroisses annexées aux cathédrales, aux collégiales, aux abbayes ou aux prieurés, soient désormais administrées par des vicaires perpétuels, et que les églises-mères n'aient sur elles que des droits honorifiques. En 1659, Louis XIV réitère cette injonction et veut que les curés primitifs fassent instituer dans leurs paroisses des vicaires perpétuels et non des desservants temporaires.

Le concile de Trente ' avait soumis à l'examen épiscopal tous les futurs curés, même présentés ou nommés par d'autres que l'évêque. De là l'institution des concours pour l'obtention des cures. Le concile exemptait cependant de l'examen les sujets présentés par les Universités, possédant par conséquent leurs grades en théologie ou en droit canon. En 1563, Charles IX voulait faire demander au concile que les nominations par les Universités fussent supprimées et qu'on s'en tînt au choix judicieux de l'évêque. Il ne fut pas donné suite à cette idée, dont l'exécution eût du reste suscité en France toutes sortes d'oppositions. Toutefois, le synode de Tours de 1583 (cap. 51) se plaignit vivement que l)eaucoup de clercs nantis de leurs grades et présentés par les Universités fussent dépourvus de sens pratique et même de doctrine. Il demanda que les

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