LeiiUgelr, Histoire de Philippe le Long, l. I, p
3. Un arrêt du Parlement supprime, en 1732, les confréries df la Sainte Vierge, de saint Sél)aslien cl de saint Koch, qui subsistaient aux Quinze-Vingts à Paris, (lci)uis i)lus de 300 ans. Kn 1737, la confrérie de Notre-Dame de Bonne Délivrance, à Saint-Etienne des Grès, eut le même sort.
LA VIE PAROISSIALE SOUS l'aNCIEX REGIME. 137
célébration des offices et aux prédications qui entretenaient la vie spirituelle des confrères. Ces exercices ne pouvaient jamais avoir lieu pendant la messe paroissiale du dimanche et des fêtes. Les proviseurs rendaient compte de leur administration devant le curé et les marguilliers de la paroisse, ce qui empêchait la confrérie de se détacher de son centre naturel ^ .
On a vu que, dès les plus anciens temps et même dès l'origine de l'Église, le soulagement des pauvres avait été considéré comme l'un des éléments essentiels de la vie chrétienne et paroissiale. Dans tout le cours des siècles, chaque paroisse eut ses pauvres à sa charge. Leur assistance incombait à la famille paroissiale; jamais l'idée ne vint à personne d'en faire un service purement administratif. Toutefois ce fut saint Vincent de Paul qui réussit le premier à introduire dans l'exercice de la charité l'ordre parfait qui la rend féconde et le dévouement individuel, aussi avantageux à celui qui donne qu'à celui qui reçoit. Curé de Châtillon-les-Dombes, il institua, en 1617, la première confrérie de charité, composée de dames chargées de visiter et de soulager les pauvres et les malades. Il appela ainsi les laïques à un ministère réservé jusque-là à des hommes d'Eglise, et leur apprit à distinguer les vrais pauvres d'avec les professionnels de la mendicité. Les dames n'entraient dans la confrérie qu'avec l'agrément de leurs maris; elles avaient des « offîcières » pour les diiïérentes charges, et un « procureur », parce que ce n'estpas « le propre des femmes d'avoir seules le manie-