‹ La paroisseChapitre 69 sur 87 · JoussE, Gouvernement des paroisses, p · texte numérisé non relu

JoussE, Gouvernement des paroisses, p

ment des fonds ». Afin que la confrérie fût pour la paroisse un avantage et non un embarras, le curé en avait la direction. Des confréries semblables se fondèrent dans les diocèses de Lyon et d'Amiens. Saint Vincent en établit d'autres autour de Paris, dans les terres des Gondi, et une à Paris même, dans la paroisse Saint-Sauveur, en 1629. Aux charités de dames ne tardèrent pas à s'adjoindre des charités d'hommes, toujours sous la même inspiration. Puis, comme les dames de charité de Paris ne pouvaient se livrer personnellement au soin des pauvres aussi facilement que le faisaient les dames de province, le saint institua les Filles de la Charité pour les seconder. Tout l'outillage de la charité était créé.

Des œuvres de toutes sortes naquirent comme par enchantement de Tinitiative des confréries de charité. Celles des dames aidaient les mères nourrices, soignaient les malades, assistaient les pauvres jusqu'à leurs derniers moments. Elles centralisaient dans des magasins les dons en nature et en faisaient la distribution selon les besoins. Dans les campagnes, elles préparaient le bouillon des pauvres et le leur servaient. Les charités d'hommes s'occupaient des invalides, des prisonniers, des orphelins. Jusque dans les villages, les associés prélevaient la part de la charité sur leurs troupeaux et leur basse-cour. Dans les villes, ils organisèrent des manufactures, créèrent l'assistance par le travail, qui demandait à chaque pauvre la part d'activité qu'il pouvait fournir, instituèrent les asiles de nuit, le placement gratuit, la fourniture d'outils, le prêt sans intérêt, la vente du pain à prix réduit, les soins temporaires à domicile

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