‹ La Part de l'Urémie dans les Accès Pernicieux ComateuxChapitre 16 sur 27 · ADR, EST · texte numérisé non relu

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OgsErvaTION XVII

Accès pernicieux comateux. — Albuminurie. — Urémie. — Large émission sanguine. — Guérison. 2

Yves Kar..., 25 ans, soldat au 3° régiment de zouaves, est apporté sans connaissance dans le service de médecine de l'hôpital militaire de Philippeville, le 44 octobre 1887.

Ge soldat avait contracté les: fièvres intermittentes en juillet 1887,

dans les environs de La Calle, où il était employé à surveiller les forêts. Depuis lors, il avait eu quelques accès de fièvre plus ou moins violents qu'on avait traités à l'infirmerie. __ Après une marche pénible exécutée par la garnison, le 10 octobre, il avait ressenti une grande fatigue et s'était couché dans l'aprèsmidi, en se faisant porter malade. Le soir, il a eu un violent accès de fièvre avec frisson d'une heuré de durée; le caporal d’infirmerie constate 41°1 dans l’aisselle. Mais, le malade ne se trouvant pas trop mal, on attend au lendemain pour l'envoyer à l'hôpital. Dans la nuit, il perd connaissance, et ses camarades, au réveil, le trouvent étendu sur son lit, la face livide «tt dans la résolution la plus complète.

A Six heures du matin, l’aide-major de service le trouve dans le coma le plus absolu ; aucune excitation ne parvient à le tirer de sa léthargie. Le pouls et la respiralion sont très irréguliers. La température est de 39° dans l’aisselle. En examinant le malade, on s’aperçoit que la vessie est à moitié pleine; par le cathétérisme, on extrait 300 grammes environ d'urine grisâtre, contenant une grande quantité d’albumine. L'urémie ne paraît pas étrangère au coma.

Dix sangsues à chaque apophyse mastoïde ; injection de quinine, d’éther et de caféine. |

À huit heures, au moment de la visite, le malade, toujours dans le coma le plus profond, respire néanmoins plus largement ; le pouls est plus fort et plus régulier. Le sujet étant jeune et vigoureux, on. ouvre la veine au pli du coude et on retire 300 grammes de sang.

C'est une résurrection véritable qui s’opère immédiatement après la

saignée. Le soir, le malade paraît hors de danger. Par les sangsues et la saignée, on avait bien soustrait au malade

500 grammes de sang.

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