Valsox, Vie et Travaux
3. A. Cornu, Discours prononcé à l'inauguration de la statue d'Ampère à Lyo7i, 1888. Dans A7m. Bur. Long, pour 1889, p. 737. RousE Ball, Hist. des Math., II, 125, exprime la même opinion.
et même telles de ses découvertes mathématiques « n'ont été appréciées que récemment, quand Lie les eut refaites et continuées i ».
Le théoricien ne restait pas perdu dans les nuages. L'homme était distrait, il en est resté légendaire ; mais le savant ne l'était pas, « Expérimentateur extrêmement ingénieux et audacieux " », il entrevoyait tout à la fois, par un prodige d'intuition, la loi cachée sous le phénomène, sa portée générale pour la philosophie des sciences, et ses applications pratiques. Parmi celles-ci, il faut signaler du moins l'électro-aimant, « Nulle invention, depuis celle de l'imprimerie, n'eut plus d'influence dans le monde,,. C'est lui (l'électro-aimant), l'organe essentiel de toutes les applications électriques ; c'est par lui que tous les progrès ont été accomplis ^. » Télégraphes, téléphones, 'dynamos, tout vient de là. Ces applications. Ampère les a vues — non pas toutes évidemment, mais celles qui ouvraient la voie, — en même temps qu'il fournissait l'outil : c'est lui qui, le premier, a proposé un télégraphe électro-magnétique, et c'est sous sa direction qu'a été construite (par Pixii, en 1832) la première machine d'induction à courant continu ''.
1. P. Mansion, Revue des Questions scientifiques, L (1901) 59.