‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 99 sur 176 · Voyez Cornu, Ann. Bur. Long, pour i^^'J, p · texte numérisé non relu

Voyez Cornu, Ann. Bur. Long, pour i^^'J, p

DANS LA PHYSIQUE loi)

jourd'hui (1872), à un demi-siècle de distance, sans subir l'entraînement d'aucune amitié et sans complaisance pour personne, nous pouvons placer le nom d'Ampère à côté des plus illustres dans l'histoire de l'esprit humain. Aucun génie n'a été plus complet, aucun inventeur mieux inspiré n'a été mieux servi par les circonstances^ ». Ampère est «le plus grand génie scientifique du siècle ^ ».

En étendue, pourrait-on dire, comme en profondeur. C'est « l'un des esprits les plus universels dont on ait conservé le souvenir ^ ».

En physique, s'il fit de l'électricité son domaine de choix, il ne s'y cantonna jamais \ «La chimie lui doit l'une de ses conceptions les plus fécondes, cette grande loi des volumes gazeux sur laquelle l'école atomique a fondé la chimie moderne ° » et dont nous

1. Cité par C.-A. Valsox. La Vie et les Ti^avaux d' André-Marie Ampère. t'aris-Lyon, Vitte, 3° édit. , 1910, pp. 279 sq.

2. Bertrand, Mém. Acad. Se, 2" série, XLV^ p. lxxxvi. k< Nos volumes, tout grossis par la science contemporaine, se réduiront à quelques lignes durables qui iront former le fond des livres nouveaux. Mais dans ces livres, à quelque degré de perfection qu'ils arrivent, quelque loin que soient portées les connaissances qu'ils renfermeront sur la nature, quelque élémentaire que puisse paraître alors ce que nous savons, une place sera toujours réservée au nom de M. Ampère et à sa loi si belle et si simple, sur l'électroraagnétisme » (E. Littré, Notice, en tête du second volume de l'Essai sur la philosophie des Sciences, par A. -M. Ampère. Paris, Baciielior, JG43, pp. xcv sq.).

3. Edmond Schereu, Etudes sur la littérature contemporaine. Paris, Lévy, 1878, V, 31.

4. Par exemple, en 181G, il publia une Démonstration des lois de la réfraction.

5. Cornu, Ann. du B. L. pour 1889, p. 762. Lui-même écrivait à M. Roux, de Genève (il mars 1814) : « Vous savez toutes les

aurons à reparler. Beaucoup le saluent comme un des fondateurs de la minéralogie. C'était un botaniste distingué, et il savait assez de zoologie pour tenir tête publiquement au grand Cuvier. « Mathématicien de génie, il avait acquis, à l'âge de treize ans, sans l'aide d'aucun professeur, (de) vastes connaissances mathématiques *. » A dix-huit ans, il se jetait sur la mécanique analytique de Lagrange, qui « représentait alors le point culminant des mathématiques. Ampère l'étudia à fond et en refit presque tous les calculs ; aussi pouvait-il dire plus tard qu'il savait, dès cette époque, autant de mathématiques qu'il en a jamais su - ». Et il en sut beaucoup, assez, non seulement pour les enseigner à Polytechnique et pour s'en servir, dans ses recherches, avec une admirable maîtrise, mais encore pour contribuer à leurs progrès. Plusieurs de ses travaux l'ont porté « au premier rang parmi les plus grands géomètres ^ » ;

belles choses qu'on a faites sur l'iode, qui s'est trouvé un quatrième oxygène, comme je l'avais conjecturé le premier. » Et à Ballanche (3 sept. 1814) : « Pourquoi ne suis-je pas resté toute ma vie professeur de chimie?... Heureux ceux qui cultivent une science à l'époque où elle n'est point achevée, mais quand sa dernière révolution est mûre. La voilà faite entièrement par Gay- Lussac, qui termine l'ébauche créée par le génie de Davy, mais que j'eusse infailliblement faite, que j'ai faite réellement le premier; malheureusement je ne l'ai pas publiée à temps. » Voyez André Marie et J.-J. Ampère, Correspondance et Souvenirs, recueillis par M"" H. C, Paris, Hetzel, 3« édit. , 1873, pp. 86, 87.

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