Voyez Cornu, loc. cit
A côté du savant, il y avait aussi le penseur, « l'un des plus profonds penseurs parmi les savants du xix^ siècle ^ ».
Au collège de France, il fait parallèlement à son cours de physique un coures de philosophie. Il a philosophé sur tout, sur la science, sur les langues, sur la psychologie, sur la métaphysique, sur la religion. Il a écrit un mémoire sur les Preuves historiques de la divinité du christianisme. Il avait inventé à seize ans une langue universelle '. La métaphysique, écrit-il plus tard, me parEdtra toujours un sujet trop digne d'études pour l'abandonner ^. Son Essai sur la philosophie des sciences suppose un effort colossal de synthèse, et l'on a osé dire que, s'il l'eût achevé, « il aurait accompU, en philosophie, une œuvre comparable à celle d'Aristote et de Leibniz * ».
Et il trouvait encore, en dehors de toutes ces questions de science et de philosophie, des loisirs à dépenser, des études à faire, des enthousiasmes à nourrir.. Il s'est enthousiasmé pour les arts, pour la