‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 103 sur 176 · E. DE Cyon · texte numérisé non relu

E. DE Cyon

musique, pour la poésie. Il y. fait des vers, sonnets, chansons, charades, comédies, tragédies, ou épopée i.

Bref, « il sait tout, il comprend tout, il pénètre au delà de tout "' ». « Ampère est, je crois, le plus prodigieux cerveau de notre temps \ »

Et c'est peut-être celui où les préoccupations religieuses ont tenu le plus de place. Il ne les a pas prises au sérieux, mais au tragique, cherchant le fond pour s'appuyer sur le roc, la pleine lumière pour dissiper tous les doutes.

Car les doutes l'ont assailli. Nature ardente et inquiète, obsédée, voulant tout discuter et tout savoir, sans autre guide que lui-même et l'occasion, il a fait son ascension vers les cimes à tâtons, au hasard des sentiers, qui n'étaient pas toujours les plus directs ni les plus sûrs. A treize et quatorze ans, il lit les vingt volumes in-folio de V Encyclopédie, page à page, d'assez près pour être capable, un demisiècle plus tard, d'en réciter de mémoire des passages entiers \ C'était sans doute une pâtée un peu lourde pour la santé morale d'un enfant. Plus tard, il

1. Par exemple, tragédies (inachevées) d'Agis, de Conradin, d'Iphygénie en Tawide, poème moral sur la vie, poème sue les sciences naturelles, commencement d'une épopée : L'Américide. 11 a fait, en vers latins, une Synopsis de son Essai sur la philosophie des sciences (imprimée a la fin du 2« volume).

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